Gemini veut encore plus de vos données. Google a lancé un nouveau service, Personal Intelligence, qui intègre un peu plus son IA avec plusieurs de ses applications dont Gmail et Google Photos. Des informations supplémentaires qui permettront à Gemini de fournir des réponses personnalisées et plus pertinentes.
Plus de données, plus de contexte : les IA ont besoin d’un maximum d’informations pour fournir des réponses personnalisées. Pour y parvenir, Google a donc dévoilé Personal Intelligence, une nouvelle fonction qui, une fois activée, permet à Gemini d’exploiter les données issues du propre écosystème du moteur de recherche.
Google ouvre ses applications à Gemini
Personal Intelligence connecte Gemini à Gmail, Google Photos, YouTube et à la recherche en ligne. Ce n’est pas une nouvelle interface à proprement parler, mais d’un fonctionnement en arrière-plan censé améliorer la pertinence des réponses, en tenant compte des usages de l’utilisateur.
Gemini peut par exemple aller chercher une information précise dans un e-mail ou une photo pour répondre à une question, ou relier un échange par email à une vidéo récemment consultée sur YouTube. Google assure que l’IA indiquera toujours la source des informations utilisées, et qu’elle n’activera la personnalisation que lorsqu’elle est jugée utile. L’entreprise précise aussi avoir intégré des garde-fous pour éviter toute déduction sensible, notamment sur des sujets comme la santé.
Le géant du web reconnaît néanmoins les limites de l’outil, encore en phase bêta. Josh Woodward, vice-président de l’app Gemini et de Google Labs, évoque des risques de réponses inexactes ou de « sur-personnalisation », lorsque le modèle relie à tort des éléments sans rapport. Les utilisateurs peuvent corriger ces erreurs directement dans la conversation, ou demander une nouvelle réponse via un bouton « réessayer », tout en envoyant des retours pour améliorer le système.
Si Personal Intelligence vous rappelle quelque chose, ça n’est pas innocent : le fonctionnement décrit par Google évoque immanquablement ce qu’Apple avait présenté en 2024 durant la WWDC pour Siri. L’assistant devait en effet être mesure de se « brancher » aux applications de l’utilisateur pour livrer des réponses plus pertinentes. La firme à la pomme a reporté cette fonction, puis annoncé que finalement les modèles de Gemini seront utilisés pour propulser Siri dans l’ère de l’IA générative.
Dans un cas comme dans l’autre, la question de la vie privée est centrale. Du côté de Google, Personal Intelligence est désactivé par défaut, et l’utilisateur garde la main sur les applications qu’il souhaite connecter, ou non. Google affirme par ailleurs que Gemini ne s’entraîne pas directement sur le contenu des boîtes Gmail ou des bibliothèques Photos. L’apprentissage repose uniquement sur des données limitées, comme les requêtes envoyées à l’IA et ses réponses, et non sur les informations personnelles stockées dans les services connectés.
Pour l’instant, cette fonctionnalité est réservée aux abonnés payants (Google AI Pro et AI Ultra), mais Google prévoit un déploiement plus large, y compris vers l’offre gratuite, dans un avenir proche. Une fois activée, Personal Intelligence fonctionne sur le web, Android et iOS.
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Source :
Google
