A quelques mois des essais officiels du Porsche Cayenne électrique, nous avons eu l’opportunité de monter à bord de la bête. Quelques tours de circuits et de très grosses sensations. Récit en accéléré.
Porsche a un certain privilège. Dès lors qu’il annonce un nouveau modèle, électrique ou non, le constructeur allemand focalise l’attention. Mais certaines transitions sont plus scrutées que d’autres. À cet égard, l’arrivée d’un Cayenne 100 % électrique ne cesse de faire couler l’encre.
Parce que le Cayenne, même s’il n’est pas une 911, est l’un des véhicules les plus emblématiques de Porsche. Parce qu’il a relancé la marque dans une période critique. Parce qu’il a su trouver la bonne formule entre SUV familial et sportive engagée.
Pour toutes ces raisons et pour un tas d’autres, un tour en Cayenne, ça ne se refuse pas. Encore moins lorsqu’il est question de prendre place dans la nouvelle version 100 % électrique dont la commercialisation est prévue dans les prochaines semaines et qui jouit encore de quelques secrets bien gardés.
Un premier aperçu qui fait saliver
En marge de notre visite de l’usine dans laquelle sont fabriqués les Cayenne, nous avons pu prendre part à un rapide « Drive test » dans l’un des circuits d’essai attenants à l’usine. Le SUV de Porsche n’étant pas encore commercialisé, cet essai s’est déroulé dans des conditions assez particulières qu’il nous faut ici indiquer :
- Nous n’avons pu prendre aucune image (photo et vidéo) de la séance : il faudra nous croire sur parole.
- Nous n’étions pas autorisés à prendre le volant du Cayenne, cet aperçu s’est fait depuis le siège passager.
- Nous n’avons pas pu demander à notre pilote d’effectuer certaines manœuvres, l’essai était scripté.
En temps normal, parce que ce type de test peut se produire, il ne donne jamais lieu à un article ou une publication sur 01net.com. Mais cette fois, c’est différent et même s’il faut mettre plusieurs guillemets à ce terme de premier essai, il nous semblait intéressant de partager les impressions vécues à bord du Cayenne, malgré les limites de l’exercice et en dépit de sa durée restreinte ou de l’absence de « preuves » filmées.
Une accélération délirante
Aucun intérêt de faire durer le suspense : dès le premier tour de piste, le Cayenne électrique nous en a mis plein la vue et… ce n’était que le tour de chauffe. L’accélération colle les passagers à leur siège avec une violence certaine et l’impression qu’on est à bord d’un Rafale. À peine le temps de jeter un œil au compteur du pilote que celui-ci a déjà dépassé les 120 km/h… il faudra être plus attentif sur le prochain tour, tant nous avons été surpris par cette première vague.
La suite arrive très vite avec une mise en pratique des « conditions de dépassement ». Cet exercice tient presque de la blague tant le SUV de Porsche n’a pas foncièrement besoin d’être dans certaines conditions pour dépasser. Avec 1 156 ch sous le capot, on pourrait simplement dire qu’il est en condition de dépassement permanente. Pourtant, notre chauffeur du jour tenait vraiment à nous faire ressentir l’Overboost, c’est-à-dire le mode ultime de conduite (aussi disponible sur le Taycan) qui autorise la pleine exploitation de la puissance (850 kW). Résultat : deuxième impression de nos omoplates dans le siège. Vérifications faites, cette accélération correspond à une poussée de 1,1 G, rien que ça.
Mais c’est le troisième exercice qui nous a le plus bluffés. Le 0 à 200 km/h départ arrêté. Lorsque notre pilote nous indique ses intentions, on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire aux lèvres. Mais le mur au bout de la ligne droite nous semble tout de même assez proche, du moins pour atteindre ces vitesses uniquement autorisées en circuit. Qu’importe, le pilote active le launch control, met un pied sur la pédale de frein, écrase l’autre avec son second pied et… le relève. Le choc est presque brutal, mais pas moins jouissif : 100 km/h en 2,5 secondes et surtout 200 km/h à peine 3 secondes plus tard. Ce n’est pas compliqué il faut autant de temps au Cayenne électrique pour réaliser le 0 à 200 km/h qu’à une Renault Mégane E-Tech pour atteindre les 100 km/h, soit 7,4 secondes.
Et ce mur alors ? Notre pilote franchit allègrement les 230 km/h avant d’écraser le frein. Et là surprise, le mouvement est moins violent que prévu. Le transfert de masse, la fameuse « assiette », est géré d’une manière surprenante. On s’attendait à ce que l’avant du Cayenne s’écrase, que l’arrière se relève et qu’on soit noués à nos ceintures de sécurité… il n’en est rien. Le SUV de Porsche fait passer ça pour un freinage presque banal. C’est tout sauf une mince affaire lorsqu’on considère la vitesse à laquelle était lancé ce gros bébé de 2 645 kg.

Rendez-vous pour l’essai
Bien sûr, cette brève embarquée en Cayenne électrique ne saurait valoir un essai. Mais une chose est sûre : après avoir testé le SUV de Porsche en tant que passager, on n’a qu’une hâte, prendre le volant et vérifier par nous-même son comportement, ses performances et sa capacité à nous recoller ce sourire qui ne nous a pas quittés plusieurs minutes après cette première virée.
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