Microsoft a une nouvelle fois reporté le déploiement d’une fonctionnalité de localisation pour Teams qui suscite la controverse.
Initialement prévue pour janvier puis février, la mise à jour qui permet de détecter la présence d’un employé via le réseau Wi-Fi de l’entreprise est désormais attendue pour mars.
Comment cette fonctionnalité est-elle censée fonctionner ?
L’idée est que lorsque l’utilisateur se connecte au réseau Wi-Fi de l’entreprise, Teams met automatiquement à jour le statut de localisation pour indiquer qu’il travaille depuis ce bâtiment. Inversement, s’il est connecté depuis un autre réseau, l’employeur peut en déduire qu’il n’est pas présent sur site.
Cette automatisation soulève des questions en matière de vie privée. Pour y répondre, Microsoft a précisé que la fonctionnalité sera désactivée par défaut. Les administrateurs devront l’activer, puis chaque utilisateur final devra donner son consentement.
En outre, le suivi ne s’effectuera pas en dehors des heures de travail et la localisation sera effacée à la fin de la journée. Reste que la confiance entre employeur et employé est au cœur du débat.
Un coup porté au travail hybride ?
La fonctionnalité de Microsoft Teams s’inscrit dans un contexte de méfiance croissante envers les outils de surveillance au travail. Elle pourrait créer de nouvelles tensions.