Parmi les mesures en place pour sanctionner la Russie depuis le début du conflit en Ukraine, se trouve le blocage des médias russes en Europe et en France. Mais ces derniers restent tout de même accessibles via d’autres noms de domaine ; un jeu du chat et de la souris qui oblige l’Arcom à taper du poing sur la table.
35 sites officiels de médias russes soumis à des sanctions européennes devront être bloqués par les fournisseurs d’accès, les résolveurs DNS et les moteurs de recherche en France, ainsi en a décidé l’Arcom. Le régulateur de la communication exige aussi le déréférencement de quatre plateformes de streaming qui permettent d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions.
L’Arcom relance la chasse aux médias russes
Ce faisant, l’autorité met en œuvre « tous les moyens dont elle dispose » pour que cesse la diffusion sur le territoire des médias russes faisant l’objet de sanctions suite à l’invasion de l’armée russe en Ukraine, début 2022. À l’époque, des chaînes comme Sputnik et RT France avaient été bloquées, mais il est assez facile de créer des noms de domaine alternatifs.
Il suffit de multiplier les terminaisons de noms de domaine comme .xyz ou .tv pour que les chaînes sanctionnées soient de nouveau accessibles. BFM Tech rapporte que les noms de domaine des sites concernés appartenaient tous à un individu d’origine russe.
En demandant de nouveaux blocages aux FAI, aux moteurs de recherche et aux fournisseurs de systèmes de résolution de noms de domaine, l’Arcom veut s’assurer que l’accès à ces sites et à leurs contenus soit bel et bien bloqué. Même si rien n’empêche d’utiliser un VPN pour contourner les mesures de blocage…
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.
Source :
Arcom