L’armée finlandaise s’équipe de micro-drones français Parrot

L'armée finlandaise s'équipe de micro-drones français Parrot


La Finlande muscle sa défense avec les micro-drones français Parrot ANAFI UKR. Un contrat de 15 millions d’euros taillé pour la guerre moderne.

Les forces de défense finlandaises viennent de débloquer près de 15 millions d’euros pour s’équiper de micro-drones ANAFI UKR. Cette belle enveloppe budgétaire profite directement au fabricant français Parrot, épaulé sur ce dossier par son partenaire historique nordique Boston Group. Les autorités locales ont d’ailleurs déjà lancé les premières commandes au début de cette année 2026.

L’armée finlandaise navigue en terrain connu avec cette marque. Elle exploite les aéronefs de l’entreprise depuis la sortie des premières générations dédiées au renseignement, avant d’intégrer massivement le modèle ANAFI USA à partir de 2023. Les soldats utilisent intensément ces machines lors des entraînements tactiques, prouvant leur fiabilité même face au rude climat nordique.

L’héritage direct du front ukrainien

Le passage à la version ANAFI UKR marque un véritable saut capacitaire pour les troupes sur le terrain. Ce nouvel aéronef tire directement ses caractéristiques des dures leçons apprises sur le front en Ukraine. Aujourd’hui, brouiller les communications et aveugler les radars adverses s’impose comme une norme incontournable dans les conflits modernes.

© Parrot

Pour contrer cette menace grandissante, Parrot a conçu un engin capable de voler en totale autonomie. Le drone embarque une intelligence artificielle couplée à une navigation optique très avancée. Résultat, la machine s’oriente seule et remplit sa mission d’observation même lorsque le signal GPS subit un brouillage total de la part de l’ennemi.

Un condensé de technologie ultra-sécurisé

Au-delà de son logiciel de vol sophistiqué, le format physique de l’engin change la donne pour l’infanterie. L’appareil affiche un poids plume de 959 grammes sur la balance et mesure 350 x 665 x 116 mm lorsqu’il est déplié. Une fois ses bras pliés, il ne mesure plus que 245 x 160 x 116 mm. Ce gabarit miniature favorise un déploiement éclair tout en permettant aux militaires de le dissimuler très facilement.

Malgré cette taille de guêpe, le constructeur garantit des communications hautement sécurisées et une gestion blindée des données collectées lors des vols de reconnaissance. Chris Roberts, vice-président de Parrot, explique d’ailleurs que « cette acquisition illustre l’accélération de l’adoption de micro-drones tactiques au sein des dispositifs ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] ».

La souveraineté technologique en ligne de mire

Le dirigeant ne cache pas ses ambitions pour la suite des opérations. Il se réjouit de poursuivre cette coopération dans la durée avec les forces finlandaises. Plus important encore, il souligne qu’avec l’ANAFI UKR, la marque « propose un saut capacitaire, développé en prenant en compte le profil du conflit en Ukraine ». Les ingénieurs restent d’ailleurs pleinement mobilisés pour transformer les retours du terrain en améliorations concrètes pour les unités déployées.

Il faut dire que l’entreprise française fondée en 1994 abat une carte stratégique essentielle aujourd’hui. En faisant fabriquer ses machines aux États-Unis et en Corée du Sud, la firme parisienne assure une véritable souveraineté technologique à ses alliés occidentaux. Un argument de poids qui a visiblement fait mouche auprès des décideurs finlandais pour sécuriser leurs frontières de la meilleure des manières.

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