En Inde, le patron d’OpenAI, Sam Altman, prédit une superintelligence capable de surpasser les humains d’ici 2028. Même les PDG vont trinquer.
L’intelligence artificielle qui se cantonne gentiment aux tâches répétitives, c’est bientôt terminé. En montant sur la scène de l’India AI Impact Summit à New Delhi, Sam Altman a douché les espoirs de ceux qui se croyaient à l’abri. Le patron d’OpenAI, qui fait actuellement le tour des réseaux sociaux pour avoir refusé de tendre la main à Dario Amodei (PDG d’Anthropic) a livré un discours plutôt alarmiste et posé une date fatidique : fin 2028.
D’ici là, la majeure partie de la capacité intellectuelle mondiale ne se trouvera plus dans nos crânes, mais vrombira au cœur de gigantesques data centers. Le message est clair, la machine va surpasser l’humain et même les fauteuils en cuir des grands patrons vont sauter.
Le fauteuil du PDG dans la ligne de mire
« Une superintelligence […] serait capable de faire un meilleur travail en tant que PDG d’une grande entreprise que n’importe quel dirigeant, et certainement mieux que moi », a expliqué le PDG d’OpenAI. L’aveu a de quoi glacer le sang des comités de direction. Les cols blancs sentent le vent tourner, et à juste titre. Sam Altman l’assume totalement : rivaliser avec la puissance brute d’un GPU va devenir mission impossible dans la quasi-totalité des secteurs.
Mais le père de ChatGPT ne s’arrête pas au simple constat technique. Il brandit la menace politique. Laisser cette superintelligence entre les mains d’une seule entreprise ou d’un seul État ? Le scénario du pire, synonyme de ruine globale. Pour éviter la bascule totalitaire, il réclame en urgence un gendarme mondial de l’IA, calqué sur l’agence de sûreté nucléaire.
18 mois pour sauver les cols blancs ?
Dans les couloirs de la Silicon Valley, ce discours apocalyptique n’est même plus une surprise. La lame de fond emporte déjà le marché du travail. Comme nous l’écrivions récemment sur 01net, Microsoft a déjà sifflé la fin de la récréation : son patron de l’IA, Mustafa Suleyman, donne 18 mois maximum avant que la machine n’automatise complètement les tâches des avocats, comptables ou chefs de projet.
Les développeurs informatiques sont d’ailleurs les premiers à essuyer les plâtres. Générer du code est devenu un jeu d’enfant pour les algorithmes, forçant toute une profession à se réinventer dans l’urgence pour ne pas finir sur la touche.
L’obligation absolue de se réinventer
Contre toute attente, le milliardaire refuse de sombrer dans le catastrophisme. Si la machine pulvérise nos emplois actuels, c’est pour mieux nous forcer à évoluer. D’ici quelques siècles, nos descendants riront probablement de nos boulots stressants et chronophages, qu’ils percevront comme des passe-temps absurdes.
« La technologie bouscule toujours l’emploi. Nous finissons toujours par trouver de nouvelles et de meilleures choses à faire. Les gens d’il y a 500 ans auraient trouvé bon nombre de nos métiers actuels ridicules, comme des manières de nous divertir ou de nous créer du stress. Et les gens dans 500 ans nous percevront, espérons-le, comme des personnes incroyablement riches en train de jouer à des jeux, cherchant des moyens de passer le temps, mais nous devrions tous espérer qu’ils se sentent bien plus épanouis que nous ne le sommes aujourd’hui », a déclaré Sam Altman.
L’échéance est fixée. Entre la guillotine des 18 mois brandie par Microsoft et l’horizon 2028 gravé dans le marbre par OpenAI, le compte à rebours s’accélère violemment. La vraie question n’est plus de savoir si l’IA va nous remplacer au bureau, mais comment la société va encaisser le choc sans exploser en vol. Le patron de ChatGPT termine néanmoins sur une note positive : « Nous trouvons toujours de nouvelles et de meilleures choses à faire |…] Je suis convaincu que nous resterons animés par le désir d’être utiles les uns aux autres, d’exprimer notre créativité, de gagner en reconnaissance, d’être en compétition, et bien plus encore ».
Retrouvez l’intégralité du discours de Sam Altman en vidéo ici :
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Source :
Fortune