le Danemark alerte contre un risque d’espionnage américain

le Danemark alerte contre un risque d’espionnage américain



Les relations sont exécrables entre le Danemark et les États-Unis, depuis que Donald Trump insiste lourdement pour annexer le Groenland. C’est ce qui pousse les services de renseignement danois à recommander la désactivation du Bluetooth aux autorités : la technologie a des failles qui pourraient être exploitées par les États-Unis pour espionner les représentants du pays.

Ambiance délétère entre le Danemark et les États-Unis. Sous couvert de « sécurité nationale », Donald Trump martèle que son pays doit annexer le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark depuis des décennies. Des manœuvres militaires européennes ont depuis eu lieu sur zone, poussant la Maison Blanche à imposer de nouveaux tarifs douaniers punitifs à plusieurs pays du vieux continent, dont la France, l’Allemagne, et le Danemark.

Le Danemark serre la vis sur le Bluetooth

C’est dans ce climat tendu que les services de renseignement danois ont recommandé aux dirigeants, aux fonctionnaires et aux districts de police du pays de ne pas utiliser de casques Bluetooth « ni d’AirPods » en service, rapporte le quotidien Ingeniøren. La technologie sans fil est certes bien pratique, mais elle est perméable aux attaques de pirates qui peuvent exploiter des failles de sécurité afin de prendre le contrôle des périphériques et surtout, d’intercepter des données.

Encore tout récemment, des chercheurs en sécurité ont déploré la vulnérabilité de millions de casques et d’écouteurs Bluetooth, six mois après la divulgation de trois failles de sécurité critiques. Dans ces conditions, utiliser ces appareils peut représenter un sérieux risque d’espionnage de la part des services américains.

« La décision danoise de désactiver le Bluetooth vise à réduire immédiatement la surface d’attaque que représente cette technologie », explique Benoit Grünemwald, expert en Cybersécurité chez ESET France. « Les failles structurelles du protocole permettent des attaques sans interaction, sans authentification et parfois sans appairage, simplement dans le cas où le Bluetooth est activé ». Il ajoute que ces vulnérabilités permettent l’exécution de code à distance, l’interception de communications ou l’accès à des données sensibles, y compris lorsque l’appareil n’est pas en mode « détectable ».

La firme spécialisée en sécurité informatique conseille aux administrations de considérer le Bluetooth comme un « canal radio non maîtrisée » à n’utiliser qu’en cas d’absolue nécessité. Ironie de l’histoire : le fait que le Danemark veuille limiter le Bluetooth est singulier, la technologie tirant son nom du roi Harald Gormsson, dit Harald « Bluetooth », qui, au Xe siècle, a unifié le Danemark et étendu son pouvoir sur la Norvège.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.