le pari à 1 milliard de dollars de Yann LeCun

le pari à 1 milliard de dollars de Yann LeCun



Nvidia, Jeff Bezos, Samsung, Xavier Niel… Yann LeCun, ancien chef de l’IA chez Meta et un des « parrains » de l’intelligence artificielle moderne, a rassemblé une troupe hétéroclite autour de sa nouvelle start-up, AMI (pour Advanced Machine Intelligence). La jeune pousse a réalisé un tour de table initial de 1 milliard de dollars, une des plus importantes levées de fond en Europe au service d’une IA différente des grands modèles de langage.

Yann LeCun a fait les gros titres ces derniers mois avec son départ fracassant de Meta, où il a officié pendant douze ans en tant que directeur scientifique de l’IA. Désormais à la barre d’Advanced Machine Intelligence (AMI), une start-up fondée à Paris dont il est le président, il peut se targuer d’attirer tous les investisseurs de la planète. AMI a en effet réalisé une des plus importantes levées de fond en Europe, à savoir 1,03 milliard de dollars, valorisant la jeune pousse (vieille de quelques semaines seulement) à hauteur de 3,5 milliards.

Donner à l’IA une vision

De nombreuses bonnes fées se sont penchées autour du berceau, comme le fond d’investissement de Jeff Bezos, Nvidia, Samsung, mais aussi Bpifrance et même Xavier Niel. Il faut dire que le pedigree de Yann LeCun en impose : à 65 ans, il est en effet considéré comme l’un des inventeurs de l’apprentissage profond. Chez Meta, il a participé à l’expansion de la technologie auprès du grand public.

Maintenant à la tête d’AMI, il veut poursuivre son exploration de la vision artificielle. Contrairement aux grands modèles de langage (LLM) comme ChatGPT ou Gemini, qui apprennent principalement à manipuler du texte, la vision artificielle (« world models ») cherche à donner aux machines une meilleure compréhension du monde physique.

L’idée est de permettre à une IA d’interpréter des images, des mouvements ou des objets, un peu comme le ferait un humain en observant son environnement. Ces systèmes analysent des flux visuels (avec des photos, des vidéos ou des capteurs) pour identifier des formes, des distances ou des interactions entre objets. Cette approche est déjà utilisée dans certaines voitures autonomes ou dans l’imagerie médicale, mais Yann LeCun estime qu’elle doit devenir la base des futures IA.

Selon lui, une machine capable de comprendre visuellement le monde pourra ensuite agir dans ce monde, par exemple pour piloter un robot domestique, manipuler des objets ou aider à concevoir des produits industriels. AMI ne cherche pas à développer un service ou un produit pour le grand public ; la technologie développée par la start-up a vocation à être vendue à des entreprises, comme les constructeurs auto ou de robots par exemple.

AMI, dont le directeur général est Alexandre Lebrun, autre transfuge de Meta, a des bureaux à Paris, mais aussi New York, Montréal et à Singapour. Mais rien à San Francisco, et c’est volontaire. Pour Yann LeCun, la Silicon Valley est un endroit où « beaucoup de gens et d’investisseurs sont obsédés par les LLM », comme il l’explique chez Bloomberg. C’est d’ailleurs une des raisons qui l’a poussé à quitter Meta, le géant des réseaux sociaux ayant mis tous ses œufs dans le même panier des grands modèles de langage.

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