Le patron de Microsoft admet que l’IA générative doit encore prouver son utilité réelle

Le patron de Microsoft admet que l'IA générative doit encore prouver son utilité réelle



Les grands acteurs de l’IA générative semblent vivre dans un monde où leur technologie est acceptée à bras ouverts par des centaines de millions d’utilisateurs béats, mais la réalité est bien plus nuancée — dans les faits, il existe une vraie opposition et cela pourrait ne pas aller en s’arrangeant. Satya Nadella, le patron de Microsoft, en a conscience et s’interroge sur la légitimité sociale de l’IA.

De toutes les entreprises versées dans l’IA générative, Microsoft fait probablement partie des plus agressives pour forcer les utilisateurs à s’y mettre. L’éditeur ne cesse d’intégrer cette technologie, souvent au chausse-pied et n’importe comment, dans Windows 11, Office et tous les autres logiciels et services de l’éditeur.

L’IA générative à l’épreuve du réel

Dans sa précipitation, Microsoft oublie souvent de peaufiner les détails. Ajoutez à cela la qualité et la fiabilité de l’IA générative, les risques de désinformation, les suppressions d’emplois, sans oublier son impact sur l’environnement (les centres de données sont des gouffres à énergie), et vous obtenez un cocktail de suspicion et de doutes qui commence à coûter cher à Microsoft, que ce soit auprès des particuliers et au sein des entreprises.

Lire « Personne n’en veut » : Microsoft s’attire les foudres des utilisateurs sur l’intégration de l’IA dans Windows 11

Dans sa feuille de route pour 2026, Satya Nadella assure avoir conscience des réactions négatives autour de l’IA générative. « Il nous faut faire des choix délibérés sur la manière de diffuser cette technologie dans le monde afin qu’elle apporte des solutions aux défis auxquels font face les populations et la planète», écrit-il. Ce qui ne manque pas de sel, sachant que son entreprise fait largement partie du problème.

« Pour que l’IA bénéficie d’une légitimité sociale, elle doit avoir un impact réel et mesurable dans le monde réel », ajoute-t-il. Pour le CEO, « 2026 sera une année pivot pour l’IA »… comme l’an dernier et celle d’avant ! Il ajoute d’ailleurs « Oui, encore une ». Alors, qu’est-ce qui va vraiment changer en 2026 ? Tout simplement que « nous avons dépassé la phase initiale de découverte et entrons désormais dans une phase de diffusion à grande échelle. Nous commençons à faire la distinction entre le “spectacle” et la “substance” ».

Pour le dirigeant, il importe désormais de dépasser « l’opposition entre “bouillie” [slop] et la sophistication, et construire un nouvel équilibre dans notre “théorie de l’esprit”, qui tienne compte du fait que les humains sont désormais dotés de nouveaux outils d’amplification cognitive dans leurs relations les uns avec les autres. »

Satya Nadella prédit que nous passerons des « modèles aux systèmes » pour déployer une IA ayant un « impact réel » sur le monde. Il appelle au développement d’« échafaudages riches » qui orchestrent plusieurs modèles, agents, mémoire et droits d’accès. Tout un programme qui ressemble à ce que Microsoft va tenter d’accomplir cette année.

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