Les robots qui prendront la place des humains dans les usines ne sont pas un problème pour le patron de Nvidia. Jensen Huang estime en effet que ces robots — des « immigrants IA », selon son qualificatif — occuperont les emplois dont nous ne voulons pas.
Les robots créeront des emplois, a assuré Jensen Huang durant un point presse durant le CES. « En tant que population, nous ne serons plus en mesure de soutenir les économies que nous souhaiterions avoir », affirme le CEO de Nvidia dont l’analyse s’appuie sur le vieillissement de la population. « Nous avons donc besoin, si vous voulez, de davantage “d’immigrés IA” pour nous aider sur les chaînes de production et effectuer le type de travail que nous avons peut-être décidé de ne plus faire. »
Les robots comme moteur économique
Ces « immigrés », ce sont donc les robots que beaucoup d’entreprises aimeraient embaucher pour travailler sur leurs sites de production. Hyundai prévoit par exemple de déployer les robots humanoïdes Atlas de sa filiale Boston Dynamics sur ses lignes d’assemblage — au risque de créer une véritable crise sociale ? Le constructeur parle plutôt d’« assister » les humains, mais les craintes d’un effet massif sur le marché de l’emploi sont réelles.
Les charrettes géantes régulièrement annoncées par les mastodontes du secteur sont souvent motivées par l’arrivée de l’IA générative. Si on y ajoute les robots, que va-t-il rester aux humains au bout du compte ? Pas de panique : pour Jensen Huang, la « révolution de la robotique » va tirer l’économie vers le haut et générer davantage d’emplois. « Nous avons simplement besoin que l’économie se porte bien. Il faut que l’inflation reste basse pour que davantage d’emplois soient créés et que le coût de la vie soit plus abordable. Tout cela viendra avec l’IA. »
La promesse d’emplois « recréés ailleurs » reste, à ce stade, largement théorique. Ce discours volontariste du patron de Nvidia parait bien réducteur face à la réalité. Comparer des travailleurs migrants à des robots pilotés par IA a de quoi laisser perplexe, face à la complexité de la situation (on parle de parcours migratoires, de contraintes économiques, de choix individuels…). La position de Jensen Huang suggère aussi que certains emplois seraient « naturellement » destinés à ceux qui n’ont pas d’autre option. C’est une vision assez réductrice du monde du travail.
Jensen Huang affirme aussi que de nombreux métiers resteront hors de portée de l’IA « pendant très longtemps ». Il n’empêche : les robots dotés de compétences proches de celles des humains, bénéficiant des derniers progrès en matière d’articulation et en motricité, pourraient débarquer « dès cette année ».
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Source :
Tom’s Hardware