le pirate à l’origine de l’attaque a été arrêté en France

le pirate à l'origine de l'attaque a été arrêté en France



Le piratage de la Fédération Française de Tir s’est accompagné d’une augmentation des tentatives de vols d’armes à feu en France. Quelques mois après l’incident, la police est parvenue à remonter jusqu’au pirate à l’origine de la fuite de données. Il a interpellé en Seine-Saint-Denis.

En octobre dernier, la Fédération Française de Tir a été la cible d’une attaque informatique. À la suite d’« un incident de sécurité » qui s’est étalé sur plusieurs jours, des pirates sont parvenus à compromettre les « données personnelles de certains membres » de la fédération, chargée d’encadrer le tir sportif dans l’Hexagone.

Plusieurs mois après les faits, le hacker à l’origine de la cyberattaque a été interpellé par les forces de l’ordre. Ce mardi 7 janvier 2027, le jeune homme de 18 ans a été arrêté par la BL2C (brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris) en Seine-Saint-Denis. Il a été placé en garde à vue, rapportent nos confrères du Figaro.

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Près d’un million de victimes

Pour pénétrer dans la base de données de la la Fédération Française de Tir, le jeune pirate a commencé « par la compromission d’un compte interne ». Une fois ce compte piraté, il a pu exfiltrer les informations détenues par l’organisme par le biais du système d’un « prestataire informatique ». Le numéro de licence, le numéro de l’état civil, l’adresse postale, l’adresse mail et le numéro de téléphone des victimes ont été exfiltrés. Les données de près d’un million de personnes ont été volées, parmi lesquelles 250 000 adhérents actifs de la fédération.

Comme le rappelle le parquet de Paris, les données compromises ont été utilisées pour faciliter une série de vols d’armes à feu en France. Les informations subtilisées ont permis de « commettre des vols par effraction » au cours desquels « des armes ont été notamment dérobées », souligne le parquet. À Nice, un individu se faisant passer pour un policier est parvenu à voler des armes et des munitions, tandis qu’une tentative similaire a échoué en région parisienne, avant que deux pistolets ne soient finalement dérobés au domicile d’un tireur sportif à Limoges. En d’autres termes, la fuite d’octobre s’est accompagnée d’une résurgence des cambriolages en peignant une cible dans le dos des personnes qui détiennent une arme à feu. C’est pourquoi la fuite est considérée comme l’une des attaques les plus préoccupantes de l’année dernière. 

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Peu après le piratage, les enquêteurs de la BL2C ont ouvert une enquête pour « accès et maintien non autorisés dans un système automatisé de données et extraction de données dans un système de traitement automatisé de données ». Récemment, les policiers ont pu remonter jusqu’à l’identité de l’attaquant « grâce à l’exploitation des supports techniques ». C’est la première fois que le hacker se retrouve dans le viseur de la justice pour des faits de piratage.

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Source :

Figaro



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