Les CES 2026 ferme ses portes et c’est l’heure de faire un premier bilan de ce premier temps fort dans la tech cette année. On commence par ce qui nous a le plus marqué et ce qui restera sans doute de l’édition 2026. Voici nos 10 innovations préférées du salon de Las Vegas.
Ikea : un CES carré
Ikea explore le domaine tech connecté pour la maison, avec au CES 2026 une gamme de petits appareils domotiques, allant des prises connectées aux capteurs et télécommandes. Le point notable est la compatibilité Matter de 21 appareils, permettant une intégration facile avec n’importe quel bridge Apple, Google ou autre marque supportant ce protocole.
Le fabricant mise aussi sur le son, dévoilant plusieurs enceintes au design original, dont trois modèles ronds repositionnables et une version champignon avec lampe intégrée et télécommande. Le clou du spectacle est Kallsup, une mini-enceinte cube vendue 5 euros en Europe, conçue pour s’apparier rapidement via un simple bouton Play et pouvant former une « escadrille » jusqu’à 100 cubes.
LEGO : une nouvelle génération de briques qui fait saliver
LEGO a lancé une brique dans la mare. Avec sa nouvelle brique connectée, la marque finnoise amorce un nouveau chapitre important de son histoire.
L’idée de Smart Play est la suivante : une brique truffée de technologie (accéléromètre, mémoire, lecteur optique sur le côté, haut-parleurs, LED pour créer de la lumière) qui s’associe à des personnages ou des véhicules en lisant des sortes de QR code fournis dans les précieuses boîtes de set Lego. La brique peut s’associer avec d’autres briques et avec jusqu’à 3 figurines. Ainsi on peut faire se parler deux vaisseaux de Star Wars, par exemple, premier univers à profiter de cette innovation.
Smart Play peut mesurer la distance, le mouvement et se recharger à l’aide d’un chargeur sans fil en 2 h 30 pour une autonomie de 45 minutes. Heureusement, la brique entre en veille dès qu’elle n’est plus utilisée, il faut donc voir ces 45 minutes comme un temps de jeu ininterrompu.
Les premiers sets LEGO Share Play seront disponibles le 1ᵉʳ mars 2026 et on ne va pas se mentir, on a hâte d’y jouer !
ROG Xreal : nouveau rêve de gamer ?
C’est le partenariat surprise et explosif que l’on attendait pas : le constructeur de lunettes connectées Xreal s’est associé avec le fabricant de PC taïwanais Asus pour dévoiler les premières lunettes AR de gaming. Si le terme peut paraître un peu obscur de prime abord, retenez qu’il s’agit tout simplement d’un écran que vous pouvez poser sur votre nez pour jouer.
Les lunettes peuvent se connecter à un PC, une console ou tout autre appareil pour diffuser une image capable de monter jusqu’à 171 pouces (!) avec un rafraichissement jusqu’à 240 Hz (!).
Nous avons pu les porter quelques minutes et la copie semble très bien maitrisé. Il est possible d’ancrer l’écran à un endroit dans l’espace afin de pouvoir regarder autour de soit ou bien de lui demander de suivre votre regard ou que vous allez. Si vous l’ancrez, les lunettes ajoutent un filtre assombrissant afin de vous aider à vous concentrer lorsque vous le regardez, et le retire complètement pour s’éclaircir si vous tournez la tête. L’impression de fluidité est belle est bien présente. Bref, notre première impression est franchement excellente sur ce produit.
Shokz réalise une petite prouesse
Des écouteurs ouverts, mais avec réduction de bruit. Voilà la petite prouesse réalisée par le constructeur Shokz, spécialisé dans les écouteurs de sport.
Les Shokz OpenRun Pro, c’est leur petit nom, se dépose sur le dessus de l’oreille et se maintiennent solidement en équilibre à l’aide d’une tige rigide reliant deux haricots. Celui situé au niveau de l’oreille est l’écouteur à proprement parler. Grâce à un trio de micros, dont un situé directement dans le conduit auditif, la marque parvient à supprimer efficacement les bruit ambiants.
Une manette pour smartphone ultime
Le CES 2026, c’est aussi l’occasion de découvrir des prototypes prometteurs. Nous sommes tombés sur une manette de jeu-vidéo pour smartphone très prometteuses. Réalisée par une entreprise inconnue au bataillon, Hyperkin, mais avec l’aide d’un spécialiste du genre, GameSir, la manette a tout l’air d’être un rêve de geek.

Le concepteur, avec qui nous avons pu nous entretenir, a pensé à tout. Déjà la manette s’ouvre en très grand, pouvant accueillir des tablettes par exemple, comme l’iPad mini. Ensuite, il est possible de changer à l’envi les boutons, à l’aide d’un système de modules mettant en scène à la fois le layout Nintendo habituel, mais aussi un layout avec un trackpad ou encore de Megadrive.
La manette fonctionne en Bluetooth, ce qui peut sembler un défaut, mais le concepteur nous a expliqué s’être débrouillé pour réduire la latence en dessous des 2 ms, ce qui est alors complètement négligeable. Il faudra juger sur pièce bien sûr, mais sur le papier, ça sent très bon.
Meta Ray-Ban : au-dessus de la mêlée
Des lunettes connectées, il y en avait dans tous les coins du CES. Les fabricants en sont convaincus, c’est le prochain accessoire majeur dans l’industrie. Pourtant, à quelques exceptions près, nous n’avons pas été particulièrement éblouis par les performances des différentes binocles que nous avons eu l’occasion de tester. L’une de ces deux exceptions concerne Meta, qui a dévoilé sur le CES 2026 non pas une nouvelle version des Ray-Ban connectées, mais une mise à jour qui devrait tout changer pour les lunettes et le bracelet qui leur est associé.
La mise à jour qui concerne les modèles Ray-Ban Meta ainsi que le Meta Neural Band (le bracelet connecté) ajoute ce qui manquait jusqu’ici pour passer à la prochaine étape. Avec l’ajout d’un téléprompteur qui permet d’afficher ses notes dans un coin du champ visuel ou la détection de gestes précis et la possibilité d’écrire sur toutes les surfaces, les lunettes de Meta trouvent de nouvelles applications.
Quant au Neural Band, il permet de naviguer dans les menus à l’aide de gestes simples de ses doigts. C’est cette fonctionnalité qui fait la différence avec les autres lunettes du marché et c’est ce duo lunettes/bracelet qui donne aux Meta Ray-Ban une longueur d’avance. Quel dommage que le lancement en France ait été repoussé.
Atlas, le robot de Hyundai qui va fabriquer des voitures
Les robots ne sont pas près de remplacer les humains… sauf dans les usines Hyundai. Le constructeur auto coréen est à la pointe de la robotique industrielle depuis qu’il s’est offert l’une des pépites du secteur Boston Dynamics en 2021. Quatre ans après une acquisition qui avait fait grand bruit, Hyundai dévoile la raison pour laquelle il avait jeté son dévolu sur l’entreprise : une nouvelle version du robot humanoïde de Boston Dynamics, le bien nommé Atlas.
Outre un design complètement chamboulé, ce qui frappe avec cette nouvelle version, ce sont les nouvelles capacités de mobilité et de déplacement d’Atlas, désormais en mesure de bouger plus facilement et de porter des charges jusqu’à 50 kg. Surtout, Atlas a enfin un « vrai » cerveau. Hyundai a signé un partenariat avec DeepMind pour ajouter l’IA de Google dans son robot et ainsi le doter de capacités étendues. Le résultat est bluffant avec un Atlas capable de fonctionner en réseau comme en local et qui est désormais prêt à être produit à grande échelle. Car oui, Hyundai compte vraiment utiliser Atlas et pas simplement pour faire la démonstration de son savoir-faire. Près de 30 000 exemplaires du robot sont attendus dans l’État de Géorgie, là où la marque coréenne construit sa nouvelle usine. Atlas y sera employé, directement sur les lignes de production des nouveaux véhicules. Les Hyundai américaines seront donc en partie fabriquées par des robots.
Roborock monte les marches avec classe
Non, le Saros Rover n’est pas le premier aspirateur robot capable de monter les marches. D’autres fabricants, Dreame en tête, ont déjà présenté des modèles capables de cette prouesse. Sauf que le modèle de Roborock est sans doute celui qui se rapproche le plus de l’idée qu’on se faisait d’un aspirateur doté de cette fonction. Ici, pas besoin d’un accessoire pour porter l’aspirateur de marche en marche, le Rover intègre vraiment des pieds robotisés capables de soulever son corps moins rond qu’à l’habitude pour lui faire franchir chaque marche. La démonstration de Roborock au CES était plutôt convaincante, mais sur des escaliers taillés pour mettre en valeur les performances du Rover. Bref, on a hâte de le tester dans un environnement moins propice pour voir si cette nouvelle barrière a été franchie.
Dreame : Xiaomi n’est plus le seul à faire le grand écart entre aspirateur et voiture
On attendait des aspirateurs robots, des climatiseurs, des nettoyeurs de piscine… on a eu une voiture ! Reprenant la bonne idée de son compatriote mais néanmoins rival Xiaomi, Dreame a choqué les observateurs avec une hypercar qu’on dirait sortie d’un film.
Le fabricant chinois avait déjà fait part de son intention de se lancer sur le marché automobile, mais il faut bien avouer qu’on ne l’attendait pas aussi tôt, ni aussi fort. Car, en réalité, ce n’est pas une mais trois nouvelles voitures que le groupe a présenté cette semaine. En plus de la Nebula 1, Dreame a dévoilé deux autres modèles signés Mova, sa filiale, et qui eux aussi devraient aboutir à des modèles de série.
La particularité de ces trois modèles : une fiche technique très ambitieuse et des performances annoncées très au-dessus de la moyenne. Architecture 800 V, batterie de 120 kWh, près de 2 000 ch de puissance et un 0 à 100 km/h en 1,8 seconde, Dreame a posé les bases d’un véhicule d’exception et même si son arrivée n’est pas prévue avant 2028, la marque clame clairement ses ambitions.
Dans un marché déjà secoué par l’arrivée de Xiaomi, Dreame prouve qu’il est capable de réaliser ce grand saut qui mène de l’aspirateur robot à l’industrie auto et qu’il faudra très sérieusement compter avec la marque dans les prochaines années.
RGB miniLED Hisense : du RGB pour la Coupe du Monde
C’est l’une des tendances fortes du salon côté TV : le RGB était présent chez tous les fabricants, que ce soit LG, Samsung, TCL et Hisense, l’un des premiers à s’emparer de la technologie. Du RGB avec des nuances sur la technologie de rétroéclairage utilisée certes, mais du RGB quand même. Et si la démocratisation est en cours, Hisense, encore lui, compte y jouer un rôle.
Le constructeur chinois ne s’est pas contenté de dévoiler une énorme dalle RGB miniLED, il a également promis une version grand public avant la Coupe du monde de foot. Les deux nouvelles séries, RU 8S et RU 9S, sont prévues dès le printemps dans des diagonales qui vont de 55 à 100 pouces et avec une technologie antireflet sur dalle mate s’il vous plait ! Quant aux prix, ils seront élevés certes, on parle ici d’une technologie premium, mais assez proches des modèles OLED haut de gamme en face desquels ils seront opposés.
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