Ce lundi 5 janvier, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement dans l’affaire du cyberharcèlement de Brigitte Macron. Les dix prévenus, qui étaient accusés d’avoir diffusé ou relayé une rumeur transphobe visant la Première dame, ont été reconnus coupables de cyberharcèlement.
Des dommages et intérêts et des peines de prison avec sursis, pour la majorité des prévenus : ce lundi 5 janvier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné les cyberharceleurs de Brigitte Macron, l’épouse du président de la République, à des peines allant, pour l’un d’entre eux, jusqu’à 6 mois de prison ferme, rapporte Franceinfo, ce jour. Huit prévenus ont écoppé de peines de quatre à huit mois de prison avec sursis.
Un prévenu a été condamné à une peine de 6 mois de prison ferme, en raison de son absence à l’audience. Le harcèlement moral aggravé a été caractérisé, et des dommages et intérêts devront être versés à la Première dame, détaille le site d’information en ligne.
La « volonté de nuire à la plaignante », dans des « termes malveillants, dégradants et insultants » sur sa « prétendue pedocriminalité », a notamment été retenue, souligne, de son côté, Le Monde.
Pour rappel, dix personnes, accusées de cyberharcèlement, étaient soupçonnées d’avoir diffusé ou relayé, sur les réseaux sociaux, des « propos malveillants » à l’égard de Brigitte Macron, épouse du président de la République.
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Une fausse information qui circule depuis 2017
Depuis 2017, une fausse information, selon laquelle la Première dame de France serait une femme transgenre, a circulé sur les plateformes. Des contenus « portant sur le genre, la sexualité de Brigitte Macron ainsi que la différence d’âge [24 ans] avec son conjoint selon un angle l’assimilant à la pédophilie » étaient aussi en cause, selon le parquet de Paris.
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L’infox a ensuite traversé l’Atlantique, relayée par une influenceuse, Candace Owens. Une plainte pour cyberharcèlement avait été déposée en août 2024 par la Première dame. Une enquête avait été ouverte, menée par la brigade de répression de la délinquance. La procédure a abouti à l’arrestation d’une dizaine de personnes. Pendant l’audience qui avait lieu en octobre dernier, la défense et l’accusation ont tenté de démêler liberté d’expression, diffamation et harcèlement en ligne.
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