Les États-Unis veulent contrôler l’accès mondial aux puces Nvidia et AMD

Les États-Unis veulent contrôler l’accès mondial aux puces Nvidia et AMD



La Maison Blanche entend bien imposer au monde l’IA américaine. Mais un projet de loi pourrait bien mettre un sérieux frein à cette ambition : le gouvernement de Donald Trump voudrait autoriser la vente des GPU Nvidia et AMD aux entreprises étrangères, quel quel soit le pays.

Les entreprises basées en dehors des États-Unis devront-elles demander l’autorisation de la Maison Blanche avant de pouvoir acheter des GPU Nvidia ? C’est un texte en préparation au sein du département du Commerce, qui restreindrait fortement les livraisons de ces puces partout dans le monde sans un feu vert officiel. De quoi donner à l’administration Trump un énorme levier de négociation, comme le rapporte Bloomberg.

Les puces Nvidia, un levier diplomatique mondial

Le monde entier serait donc relégué au même niveau que la Chine et d’une quarantaine d’autres pays qui subissent des restrictions d’importation de ces précieux semi-conducteurs, indispensables pour l’entraînement et l’inférence de l’IA. Si ce système de licence était adopté, cela reviendra à donner à Washington un rôle de gardien de l’accès mondial à la puissance de calcul nécessaire à cette technologie.

Officiellement, l’objectif ne serait pas d’interdire les exportations, mais de contrôler qui peut construire des infrastructures IA, et dans quelles conditions. L’accès aux puces pourrait ainsi devenir un outil diplomatique, lié à des négociations commerciales ou à des engagements d’investissement aux États-Unis. Une approche qui remplacerait la politique de l’administration Biden, jugée trop restrictive par l’équipe Trump.

Le processus dépendrait de la quantité de GPU demandés. Une procédure simplifiée, plus rapide, serait mise en œuvre pour les commandes jusqu’à 1 000 GPU. Au-delà, des autorisations et des conditions s’imposeraient. Au-delà de 200 000 GPU, les gouvernements des pays concernés devront intervenir pour offrir des garanties de sécurité ou des investissements dans l’IA américaine.

Le projet, qui traine dans les cartons depuis un moment, n’en est qu’à l’état d’ébauche pour le moment. Il y a tout lieu de craindre que ces licences deviennent des armes au service de la politique commerciale et étrangère de Donald Trump ; et en l’absence d’alternatives, tous les pays devront montrer carte blanche pour obtenir les précieuses puces.

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Source :

Bloomberg



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