les plaintes en hausse, faut-il s’inquié …

les plaintes en hausse, faut-il s’inquié ...



Malgré une année chargée, avec l’échéance clé des Jeux olympiques, les infractions liées au numérique sont restées stables, en petite hausse de 2%, signale un rapport récent du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Ainsi, en 2024, la gendarmerie et la police ont enregistré 3480 000 infractions.

« La mise en lumière dans le monde entier de la France durant cette période faisait craindre une explosion du nombre de cyberattaques, notamment envers les institutions », sans qu’il ne se traduise finalement par un effet significatif sur le nombre d’infractions liées au numérique détectées lors de l’été 2024, résument les statisticiens du SSMSI.

Dans le détail, la plus grosse part de ces infractions renvoie aux atteintes numériques aux biens. Avec 226 300 crimes et délits enregistrés, ce type d’infraction est en baisse de 1%. Un cinquième de de ces infractions ont été portées à la connaissance des forces de l’ordre par l’intermédiaire de Thésée, du nom de cette plateforme de signalement et de dépôt de plainte en ligne pour des infractions d’escroqueries, de chantages et d’extorsions.

Baisse des atteintes aux systèmes de traitement automatisé

Les trois autres catégories d’infractions numériques sont par contre en hausse. Ainsi, les atteintes numériques aux personnes sont en hausse de 7%, avec 103 300 plaintes. « Les atteintes numériques aux institutions progressent au même rythme, avec 17 000 infractions enregistrées en 2024 », remarquent également les statisticiens. Quant aux atteintes aux législations spécifiques au numérique, elles sont en augmentation de 10%.

Par contre, bonne nouvelle, le SSMSI enregistre une légère baisse des atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données. Cette catégorie juridique rassemble les piratages informatiques et autres intrusions frauduleuses. En 2024, les forces de l’ordre ont compté 17 100 atteintes de ce type, soit 900 de moins qu’en 2023.

« Ces infractions peuvent être considérées comme le cœur des infractions numériques, car les plus complexes à mettre en œuvre pour les criminels et à investiguer pour les services de sécurité », rappelle le SSMSI. Ce sont essentiellement des atteintes aux biens, et dans quelques centaines de cas (330), des atteintes aux personnes.

Des femmes d’abord visées

Globalement, la plupart des victimes de ces infractions, toutes catégories confondues, sont des personnes majeures. Toutefois, les atteintes numériques aux personnes visent d’abord les femmes (66%). La moitié des victimes sont des femmes de 18 à 44 ans. Alors que ces dernières ne représentent que 21 % de la population française majeure…

Le centre Hubertine Auclert, une structure qui lutte contre les violences faites aux femmes, avait alerté il y a quelques années par exemple sur la part importante de femmes victimes de violences conjugales qui auraient été également surveillées avec un logiciel espion. Un genre de programme malveillant appelé des stalkerware.

Du côté des auteurs, les 60 000 personnes mises en cause pour une atteinte numérique sont dans huit cas sur dix des majeurs. Ainsi, 8900 mineurs ont été dans le viseur de la gendarmerie et de la police. « Parmi eux, plus de 2 sur 3 le sont pour des atteintes aux personnes et 1 sur 4 l’est pour des atteintes aux biens », rappelle le SSMSI.



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