Les entreprises IA ne pourront pas, pour l’instant, entraîner leurs modèles avec les œuvres des artistes anglais sans leur permission. Le gouvernement britannique a finalement reculé sur son projet de loi très controversé outre-Manche, qui aurait renversé les responsabilités — les artistes auraient dû se manifester pour empêcher l’exploitation de leurs œuvres par défaut.
Le gouvernement anglais recule, au grand soulagement des artistes. Après des mois de contestation et la pression des plus grands noms (Elton John, Dua Lipa, Kate Bush…), le projet de loi donnant la possibilité à l’industrie IA d’entraîner ses modèles à partir des œuvres sans avoir besoin de demander d’autorisation est mis sur pause.
Les artistes britanniques remportent une manche
Liz Kendall, la secrétaire aux Technologies, affirme que le gouvernement a « entendu » les artistes, et que l’exécutif ne favorisait plus aucune approche dans ce dossier. Il admet qu’il n’existe aucun consensus sur la manière d’atteindre les objectifs fixés, tout en ménageant la chèvre et le chou. Londres reconnait en effet les contributions du secteur de la culture (un « trésor national ») tout comme celui de l’IA dont la croissance est 23 fois supérieure au reste de l’économie.
À l’issue d’une consultation marquée par le rejet massif du projet initial par le secteur de la création, le gouvernement britannique ne tranche pas encore sur la suite. Il annonce qu’aucune réforme du droit d’auteur ne sera engagée tant qu’une solution satisfaisante pour l’économie et les citoyens n’aura pas été trouvée.
Le statu quo prévaut donc, au bénéfice des artistes et des créateurs. L’association britannique des éditeurs savoure le revirement du gouvernement, qui constitue « une victoire sur les intérêts égoïstes d’une poignée de grandes entreprises ». Et rappelle à toutes fins utiles que « les contenus protégés par le droit d’auteur ne peuvent pas être utilisés pour le développement et l’entraînement de l’IA sans autorisation. »
Mais le sujet va revenir sur la table. « Alors que les concurrents internationaux avancent, le pays ne peut pas se permettre de laisser cette question sans réponse », affirme Anthony Walker, directeur général adjoint de Tech UK, le lobby des entreprises du secteur de la tech.
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Source :
BBC