Meta à deux doigts d’enterrer son métavers en réalité virtuelle

Meta à deux doigts d'enterrer son métavers en réalité virtuelle



Meta plante un nouveau clou dans le cercueil du métavers. L’entreprise a en effet annoncé la scission nette de sa plateforme Horizon avec d’un côté, la réalité virtuelle pour les casques Quest, et de l’autre la version « plate » pour les smartphones. La première risque bien de péricliter, quand la deuxième devra affronter des poids lourds comme Roblox et Fortnite.

Le métavers était le grand projet de Mark Zuckerberg, à tel point qu’il a rebaptisé son entreprise Meta. Une vision qui s’est concrétisée par Horizon Worlds, une application pour les casques Quest dans laquelle les utilisateurs sont plongés dans un monde virtuel pour jouer, se rencontrer, et même travailler. Mais voilà, la sauce ne prend pas et en début d’année, le groupe décide de se séparer de 1 000 employésattachés à Reality Labs, la division chargée de développer les casques, les lunettes connectées et les « expériences » VR.

La réalité virtuelle reléguée au second plan

Cette charrette s’accompagne d’une très forte réduction de la voilure pour les investissements dans la conception logicielle ; le versant professionnel est sacrifié, plusieurs studios de jeux internes mettent la clé sous la porte. Meta restructure son métavers à grand coup de hache, pour mieux se concentrer sur les lunettes Ray-Ban et la version pour smartphones d’Horizon Worlds.

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Samantha Ryan, vice-présidente pour les contenus chez Meta, a tracé la feuille de route pour le métavers, et la réalité virtuelle n’est plus en odeur de sainteté. « Le secteur de la VR n’a pas progressé autant ni aussi vite que nous l’espérions », c’est pourquoi l’entreprise procède aujourd’hui à une « séparation » : la plateforme VR pour les casques Quest d’une part, la plateforme Worlds de l’autre. Cette dernière va se recentrer « presque exclusivement » sur le mobile.

En filigrane, on sent que la version VR de Horizon a la tête sur le billot. 86 % du temps passé par les utilisateurs des casques Quest l’est dans des applications tierces, et pas dans Horizon Worlds. Pourquoi dans ce cas continuer à déverser des milliards de dollars dans ce métavers si personne ne s’en sert ?

Meta se veut en revanche rassurant pour l’écosystème VR : « nous concentrons nos efforts sur le soutien à la communauté des développeurs tiers et sur la pérennisation de nos investissements dans la réalité virtuelle sur le long terme », explique Samantha Ryan. Qui rappelle l’investissement de 150 millions l’an dernier dans des programmes d’aide au développement.

Le géant des réseaux sociaux n’en a pas terminé avec le matériel, avec plusieurs produits VR dans les tuyaux. Mais Meta veut surtout mettre le paquet sur les mobiles. L’application iOS et Android pour Horizon Worlds a dépassé les 2 000 « mondes » exclusifs aux smartphones, le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a quadruplé en 2025. « Quatre créateurs ont déjà franchi le cap du million de dollars de revenus cumulés, et près d’une centaine ont généré des revenus à six chiffres l’an dernier. »

Cette approche devrait permettre à Horizon Worlds de se positionner face à ce qu’on peut qualifier d’autres métavers comme Roblox et Fortnite. Eux aussi misent sur les contenus générés par les utilisateurs dont on peut profiter sur smartphones. Mais Meta est encore très loin d’arriver à la cheville de ces rivaux.

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Source :

Meta



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