microtransactions et loot boxes vont peser sur la classification des jeux

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Les éditeurs de jeux peuvent trembler, PEGI a revu son système de classification des jeux vidéo. L’organisme européen prend désormais mieux en compte les risques liés aux mécanismes modernes introduits avec le modèle free-to-play. Les microtransactions et les fameuses loot box vont peser lourd dans les classifications… et pousser, peut-être, à des changements dans certains jeux très populaires.

Les icônes PEGI font partie du paysage. L’organisme Pan European Game Information est le système européen de classification par âge des jeux vidéo. Il indique l’âge recommandé pour jouer à un jeu PC ou console, et signale aux consommateurs (et aux parents) certains contenus sensibles. Depuis 2003, PEGI est utilisé dans la majorité des pays européens, et la plupart des plateformes et des constructeurs intègrent des contrôles parentaux s’appuyant directement sur la classification PEGI.

Les loot box font grimper la classification

Autant dire que la moindre modification dans la classification PEGI est examinée de très près par les éditeurs. Un jeu qui bascule soudainement de 3 ans à 12 ans va se priver de nombreux joueurs potentiels. Et les changements opérés aujourd’hui par l’organisme sont clairement de nature à bousculer les choses. PEGI a en effet élaboré de nouvelles règles qui s’appliqueront à tous les jeux soumis à partir du mois de juin.

© PEGI

PEGI évaluera désormais de manière plus explicite certaines fonctions apparues ces dernières années avec l’essor des jeux free-to-play et des jeux service. Les achats intégrés (microtransactions), les objets aléatoires (les fameuses loot box), les fonctions de communication en ligne et les mécanismes incitant à jouer régulièrement vont faire augmenter la classification d’âge d’un jeu.

La présence d’offres limitées en quantité ou dans le temps va affubler un jeu d’une étiquette PEGI 12. Et ça passe à PEGI 18 si ces offres reposent sur la blockchain ou si ce sont des NFT. Beaucoup plus problématique pour certains éditeurs : les jeux qui contiennent des loot box seront automatiquement classés PEGI 16.

Voilà qui va se transformer en casse-tête pour EA : si ces règles étaient déjà appliquées, le jeu de foot ultra-populaire FC 26, avec son mode Ultimate basé sur une loterie payante, serait donc non recommandé aux moins de 16 ans. Le jeu est actuellement PEGI 3. Peut-on imaginer l’éditeur faire une croix sur tous les joueurs de moins de 16 ans ?

Cette nouvelle classification est inspirée du système allemand USK, qui applique déjà des critères similaires depuis 2023. Selon USK, 30 % des jeux évalués depuis la réforme ont utilisé au moins un nouveau critère. Et un tiers de ces jeux ont reçu une classification d’âge plus élevée en raison de ces changements.

Hasard du calendrier, Valve fait actuellement l’objet d’une plainte à New York précisément sur ses pratiques de loot box. Le procureur général de l’État estime que les mécanismes présents dans les jeux de l’éditeur (Counter-Strike 2, Team Fortress 2) s’assimilent à des « jeux d’argent » enfreignant la législation locale. La plupart des joueurs paient pour ouvrir une boîte et obtiennent en retour un objet virtuel banal valant seulement quelques centimes, bien moins que le prix payé. L’attrait principal repose sur l’espoir de gagner un objet rare, comme dans un casino.

Valve a répliqué en affirmant que les loot box se comparaient à des paquets de cartes à collectionner de type Pokémon, ou les jouets vendus dans pochettes surprises. Des mécanismes qui existent depuis longtemps. Plus près de nous, la Belgique interdit purement et simplement les loot box, considérées comme des jeux d’argent.

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Source :

PEGI



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