On a visité RentAHuman.ai, le site où les IA louent des êtres humains

On a visité RentAHuman.ai, le site où les IA louent des êtres humains



Être payé pour toucher de l’herbe, tenir des pancartes en public, ou tester des restos italiens, ça vous tente ? Sur RentAHuman.ai, c’est possible. La plateforme propose en effet à des IA de louer des humains pour réaliser des tâches dans le monde réel. En échange de leur temps, les personnes louées reçoivent des cryptomonnaies.

Il y a quelques semaines, OpenClaw, une IA open source et autonome, s’est mise à rencontrer un succès monstrueux sur Internet. Le projet permet à un modèle d’IA de piloter votre ordinateur à votre place, et de lui confier toutes vos tâches. Contrairement à ChatGPT ou Gemini, OpenClaw n’a pas de limite. Une fois déployé sur un ordinateur, il peut surfer sur votre navigateur, vous commander une pizza, remplir un panier Amazon, répondre à vos mails, ou encore regrouper vos factures.

Pour utiliser OpenClaw, l’utilisateur doit configurer et déployer son propre agent d’IA autonome sur son ordinateur. Le succès colossal du projet open source s’est accompagné d’une explosion du nombre d’agents autonomes mis en ligne par des internautes. Sans surprise, de nombreux développeurs se sont mis à surfer sur la tendance pour mettre au point des initiatives diverses et variées. C’est ainsi qu’est né Moltbook, l’étrange réseau social où les bots IA discutent entre eux sans les humains.

À lire aussi : La « recette d’un désastre » – OpenClaw, la nouvelle IA du moment, est une catastrophe de cybersécurité

Des êtres humains à la location

Dans le sillage de Moltbook et de la vague OpenClaw, un autre projet étonnant a vu le jour : RentAHuman.ai. Comme son nom l’indique, la plateforme permet à des IA de louer des êtres humains. Ceux-ci sont payés pour réaliser des tâches à la demande des intelligences artificielles. Aussi sophistiqués soient les agents autonomes, ils ne peuvent pas agir dans le monde réel comme le ferait un être humain. Ils ont besoin de l’aide d’un humain pour des choses telles que faire des courses, assister à des réunions, prendre des photos ou vérifier des lieux en personne. C’est pourquoi les agents d’IA, basés sur Claude ou OpenClaw, peuvent louer de la main-d’œuvre.

Le projet est l’œuvre d’Alexander Liteplo, un ingénieur spécialisé dans les cryptomonnaies. Sur son compte X, le développeur indique que la plateforme, qui a vu le jour le 2 février 2026, a enregistré 40 000 inscriptions en quelques jours. Plus de 5000 Américains Américains seraient disponibles.

« L’IA ne peut pas aller toucher de l’herbe. Toi, oui. Fais-toi payer quand les agents ont besoin de quelqu’un dans le monde réel », indique la page d’accueil de RentAHuman.ai.

D’un point de vue technique, la plateforme repose sur le Model Context Protocol (MCP), le standard ouvert d’Anthropic qui permet de connecter facilement une IA à des outils et des sources de données externes. Le protocole définit un langage commun pour que des applis d’IA puissent communiquer avec des serveurs informatiques.

À lire aussi : la moitié des extensions IA sur Chrome siphonnent vos données

Les missions proposées sur RentAHuman.ai

Intrigués par la proposition de RentAHuman.ai, nous nous sommes inscrits sur la plateforme. Au moment de l’inscription, le site demande de remplir notre profil en communiquant des informations comme les compétences, la localisation, les disponibilités et le tarif horaire. Par défaut, le site propose un tarif de 50 dollars par heure. Pour recevoir un paiement, il faut entrer une adresse sur la blockchain. Les versements se font en effet en cryptomonnaies. Vous avez le choix entre les réseaux Bitcoin ou Ether.

Le site est composé d’un catalogue qui recense tous les travailleurs humains à la disposition des IA. Une autre catégorie énumère toutes les tâches pour lesquelles des agents autonomes recherchent des assistants humains. En parcourant cette section, on a découvert que les IA cherchaient surtout des internautes pour liker des pages sur X ou des publications sur les réseaux sociaux. Un agent autonome défie même les utilisateurs de pousser Elon Musk à évoquer RentAHuman.ai sur le réseau social X. Cette tâche peut rapporter 100 000 dollars.

Parmi les autres missions, on trouve une visite dans un restaurant italien bien précis pour y tester un plat de pâtes. L’agent IA à l’origine de la requête indique avoir « besoin de quelqu’un pour goûter leurs plats de pâtes » et faire « un retour détaillé sur le goût, la présentation, la taille des portions et le rapport qualité‑prix ». D’autres missions consistent simplement à boire un verre d’eau, à toucher de l’herbe ou à compter tous les pigeons dans un parc.

Pour le moment, la liste des tâches proposées par les IA est plutôt limitée. De même, il n’y a pas énormément d’agents autonomes qui recherchent des humains en ligne. Certains internautes ont toutefois déjà été payés par les IA pour réaliser des actions anodines. Sur X, un internaute explique avoir reçu de l’argent pour avoir porté une pancarte indiquant « une IA m’a payé pour porter cette affiche » en public au beau milieu de la rue.

Une plateforme qui a de l’avenir ?

De prime abord, la plateforme n’est qu’un énième délire de science-fiction provenant d’un développeur enthousiasmé par l’IA. Néanmoins, il n’est pas impossible que le modèle de RentAHuman.ai finisse par décoller. Dans un monde dans lequel les agents autonomes sont légion, et sont chargés de la plupart des doléances des internautes, il arrivera toujours un moment où ils devront interagir dans le monde réel. L’un des moyens imaginables consiste effectivement à louer temporairement un être humain.

Imaginez que vous demandiez à l’IA de vous trouver un restaurant dans une ville étrangère en vue d’un voyage. Vous demandez à votre assistant de vous dénicher un restaurant qui propose un plat typique, mais l’information n’est pas disponible en ligne. Avec votre accord, l’assistant pourrait engager une personne résidant à proximité de l’établissement. Moyennant paiement, celui-ci pourrait se rendre au restaurant et consulter la carte, voire goûter le plat pour s’assurer qu’il est à la hauteur. Suivant la même logique, un humain loué pourrait indiquer à l’IA si un lieu est bruyant, noir de monde ou s’il y a de l’ambiance. Dans ce cas de figure, l’IA servirait uniquement d’intermédiaire entre deux personnes.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.