Certains abonnés IPTV pensaient avoir effacé leurs traces derrière un VPN, mais c’est un courrier dans leur boîte aux lettres qui vient de les rattraper.
En France, la lutte contre le piratage passe souvent par des blocages de sites ou des avertissements. En Italie, le « Pezzotto » (le nom utilisé pour désigner l’IPTV illégale en Italie) est dans le viseur des autorités depuis des années. Jusqu’ici, un utilisateur identifié risquait principalement une amende administrative. Mais c’est désormais la double peine : la Serie A (la Ligue de football italienne) elle-même s’appuie désormais sur des enquêtes criminelles pour réclamer 1000 € de dommages et intérêts aux abonnés pirates qui veulent échapper à un procès.
Des abonnés identifiés par leurs données bancaires et non par leur adresse IP
Ce ne sont pas moins de 2282 abonnés qui ont été identifiés grâce à une base de données saisie lors du démantèlement d’un fournisseur pirate dans la ville de Lecce, en Italie. En « suivant l’argent », les enquêteurs ont retrouvé les noms, adresses et coordonnées bancaires utilisés pour payer l’abonnement.
C’est donc cette trace de paiement qui a servi de preuve. Dans ces conditions, utiliser un VPN et masquer l’adresse IP n’a donc pas été d’une grande aide pour les pirates. Certains avocats tentent de contester en mettant en avant l’absence de preuves techniques de visionnage réel, mais la Ligue de football italienne confirme avoir déjà reçu les premiers chèques de règlement à l’amiable de certains contrevenants.
Des paiements qui peuvent dépasser les 2000 euros
Pour l’abonné identifié, l’addition commence à devenir salée. La procédure commence par une amende administrative de la Guardia di Finanza (la police financière) allant de 154 € à 5 000 € pour les récidivistes. S’ajoute ensuite la pression des ayants droit : le diffuseur DAZN a déjà réclamé 500 € par personne à l’automne 2025, et la Serie A exige désormais 1 000 € supplémentaires.
À lire : Alerte IPTV : ce virus peut contracter un prêt en votre nom en pillant vos données
En acceptant de payer, l’utilisateur évite un procès civil qui pourrait lui coûter bien plus cher, mais la facture totale dépasse souvent les 2 000 €. Pendant ce temps, le site officiel de la Serie A est pointé du doigt pour afficher des publicités du bookmaker 1XBET, un site de paris sportifs pourtant pointé du doigt par la Motion Picture Association pour sa présence très importante sur les sites de piratage…
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.
Source :
TorrentFreak