Comme quoi, c’est possible : Apple a accepté sans barguigner d’abaisser sa commission sur les achats effectués dans l’App Store… en Chine. La baisse est relativement modeste, mais elle permettra aux développeurs de gagner un peu plus d’argent, et à Apple de lever la pression exercée par les régulateurs.
Aux États-Unis comme dans l’Union européenne, Apple défend pied à pied la commission prélevée sur les achats d’apps et les abonnements. Une dîme qui s’établit entre 15 et 30 %, et qui est au cœur du bras de fer entre le constructeur et les régulateurs. En Europe en particulier, le constructeur s’oppose très frontalement et très publiquement au règlement sur les marchés numériques (DMA) qui lui a imposé une plus grande ouverture de l’App Store.
Apple plie en Chine
C’est une toute autre paire de manches en Chine. Après « des discussions avec le régulateur chinois », la firme à la pomme a accepté de baisser sa commission. Elle passe de 30 % à 25 % pour les achats intégrés et les apps payantes ; sur les renouvellements d’abonnements après un an et pour les développeurs inscrits au programme Small Business, la commission est de 12 % au lieu de 15 %. Le tout sera mis en œuvre le 15 mars.
« Nous nous engageons à proposer des conditions qui restent équitables et transparentes pour tous les développeurs », affirme Apple chez qui la transparence ne va pas jusqu’à expliquer réellement pourquoi la commission est en baisse en Chine sans autre forme de procès. Dommage : les régulateurs européens et américains auraient sans doute aimé le savoir !
On peut cependant émettre quelques hypothèses. La plus probable est que la pression exercée par les « super apps » comme WeChat ou les services de ByteDance a fini par payer. Ces applications hébergent leurs propres mini-apps et constituent des environnements parallèles à l’App Store où gravitent des milliers de développeurs. De fait, ces mini-apps ne seront plus taxées qu’à hauteur de 12 %, au lieu de 15 %.
Tencent a ainsi salué la mesure en estimant qu’elle devrait favoriser « un environnement de plateforme plus ouvert et mutuellement bénéfique » pour les développeurs. Apple n’a pas vraiment d’autre choix que de filer doux, car la Chine reste son deuxième marché le plus important après les États-Unis. L’entreprise ne peut guère se permettre de fragiliser son écosystème ou de risquer une confrontation directe avec les autorités du pays, où sont fabriqués la plupart de ses produits.
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Par : Opera
Source :
Apple