Alerte de sécurité chez Stellantis. Le groupe rappelle plus de 13 000 véhicules en France pour corriger un grave défaut logiciel lié aux pneumatiques.
Le groupe automobile Stellantis lance une vaste campagne de rappel dans l’Hexagone. Au total, 13 234 véhicules particuliers et utilitaires sont invités à repasser par la case garage. La cause principale réside dans un défaut logiciel sournois qui touche le système de surveillance de la pression des pneus. Contrairement aux voitures équipées de capteurs physiques dans les jantes, les modèles concernés utilisent un dispositif de détection indirect. Cette technologie s’appuie en réalité sur le contrôle électronique de stabilité et l’ABS pour analyser la vitesse de rotation des roues.
La logique informatique se veut simple et lorsqu’un pneu dégonflé voit sa circonférence se réduire, il tourne donc un peu plus vite pour parcourir la même distance. Cela permet à l’ordinateur de déduire la perte d’air et de donner l’alerte. Ce mécanisme ingénieux permet habituellement d’économiser des pièces mécaniques coûteuses. Malheureusement, la fiabilité de cette méthode dépend entièrement de la précision du code informatique embarqué.
Les conséquences d’un mauvais calibrage
Cependant, un mauvais étalonnage de ce fameux contrôle électronique de stabilité en usine vient fausser l’ensemble du processus d’analyse. Les conséquences se révèlent particulièrement gênantes au quotidien. Dans un premier cas de figure, le voyant d’alerte s’allume au tableau de bord de manière totalement intempestive.
Dans le second scénario, beaucoup plus inquiétant, l’ordinateur rate complètement la détection d’une véritable crevaison lente. Ce dysfonctionnement représente un vrai risque pour la sécurité des usagers, car des gommes sous-gonflées dégradent fortement l’adhérence et rallongent dangereusement les distances de freinage. Il est donc important d’intervenir rapidement pour protéger les conducteurs et leurs passagers.
Êtes-vous concerné par ce rappel ?
Le bug frappe à la porte de cinq constructeurs de la galaxie Stellantis. L’erreur de code concerne les véhicules assemblés entre le 28 octobre 2023 et le 3 juillet 2025. Cela représente tout de même plus d’un an et demi de production sur les chaînes de montage.
Chez Fiat, les utilitaires Doblo concernés sont sortis des usines entre le 28 décembre 2023 et le 7 mars 2024. Pour la marque au blitz, les Opel Corsa, Mokka et Combo défectueux ont été assemblés du 28 octobre 2023 au 27 juin 2025. Du côté du lion, les Peugeot 2008 et Partner affectés couvrent la période du 6 novembre 2023 au 26 juin 2025. Enfin, les Citroën Berlingo et les DS 3 Crossback produits du 3 novembre 2023 au 3 juillet 2025 ferment la marche de cette longue liste d’attente.
Une réparation gratuite et très rapide
La bonne nouvelle réside dans l’extrême simplicité de la réparation. La correction de ce vilain bug ne nécessite aucun démontage mécanique fastidieux. Les ateliers du réseau Stellantis se contentent de brancher une valise de diagnostic sur la prise du véhicule. Les mécaniciens appliquent ensuite une simple mise à jour logicielle afin d’injecter les bonnes valeurs de calibrage au système.
L’opération dure à peine une demi-heure et demeure intégralement prise en charge par le constructeur, pièces et main-d’œuvre comprises. Les propriétaires concernés reçoivent actuellement un courrier recommandé pour planifier leur rendez-vous en concession au plus vite. En attendant de confier les clés au garagiste, on conseille vivement de vérifier la pression de ses pneumatiques manuellement pour éviter toute mauvaise surprise sur la route.
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Source :
L’Argus