reflex d’époque, hybride de dernière minute et smartphones… l’étrange arsenal photo de la Nasa

reflex d'époque, hybride de dernière minute et smartphones… l'étrange arsenal photo de la Nasa


Pour immortaliser le premier vol habité vers la Lune depuis un demi-siècle, la Nasa a décidé de mélanger des technologies très différentes. Si l’agence spatiale reste fidèle à de robustes reflex sortis en 2016 pour les clichés officiels, elle a accepté d’embarquer un appareil hybride dernier cri à la demande insistante de l’équipage. Une petite révolution technologique couplée à l’autorisation inédite des smartphones personnels pour documenter cette aventure sous un angle intimiste.

Bien que les smartphones personnels apportent une touche de spontanéité indéniable, les images historiques nécessitent un équipement d’une résilience absolue. Le choix principal de l’agence s’est porté sur deux boîtiers reflex Nikon D5, qualifiés de reflex à l’ancienne par le commandant de la mission Reid Wiseman. Et pour cause, ce modèle fête cette année ses dix ans et se distinguait alors par sa capacité à atteindre les 3 millions d’ISO.

Le Nikon D5. © Adrian Branco / 01net.com

La raison fondamentale de cette décision technique réside dans les longs processus de certification. Tout matériel envoyé au-delà de l’orbite terrestre basse doit survivre aux intenses radiations cosmiques et le vénérable Nikon D5 possède cet historique de qualification indispensable. Cet appareil dispose d’un autre avantage avec une sensibilité étendue très utile pour photographier la face cachée de la Lune dans l’obscurité de l’espace profond.

Un appareil de pointe embarqué in extremis

Une surprise de taille s’est toutefois glissée dans le manifeste de vol à la dernière minute. Les modèles hybrides récents comme le Nikon Z9 n’avaient jusqu’alors été qualifiés que pour l’orbite basse de la Station spatiale internationale, d’où la prééminence du reflex classique. Mais les astronautes ont fermement insisté pour emporter ce nouveau boîtier afin de préparer l’avenir. Le commandant Reid Wiseman a justifié cette victoire interne, dans une vidéo publiée sur Facebook avant le lancement, en expliquant l’enjeu crucial de cet ajout surprise :

« C’est l’appareil que l’équipage utilisera sur Artemis III, nous nous sommes donc battus avec acharnement pour le faire monter à bord afin de le tester dans l’environnement à fortes radiations de l’espace lointain. »

Ces données de vol seront précieuses pour finaliser le HULC (Handheld Universal Lunar Camera), un Z9 modifié avec blindage thermique développé conjointement par Nikon et la NASA, qui sera l’appareil officiel des futures missions lunaires avec équipage.

Des caméras d’action et un record historique

Le reste du vaisseau Orion abrite un véritable arsenal de vingt-huit caméras, incluant des modèles d’action GoPro destinées à un vaste projet documentaire pour la chaîne National Geographic. La modernité s’invite également avec cette fameuse exception autorisant les astronautes à utiliser leurs propres smartphones grand public. La NASA ne précise pas les modèles utilisés, mais les images laissent entrevoir la présence d’un ou plusieurs iPhone.

Ce mélange détonant entre des reflex éprouvés, un hybride en phase de test et des téléphones portables promet de nous offrir des images spectaculaires alors que l’équipage s’apprête à vivre un moment d’anthologie. Le 6 avril prochain, la capsule devrait en effet surpasser la barre mythique des 400 000 kilomètres de distance établie par la mission Apollo 13 pour battre le record absolu d’éloignement de la Terre par des humains.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source :

PetaPixel





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.