Renault arrêtera définitivement les voitures thermiques avant 2030

Renault arrêtera définitivement les voitures thermiques avant 2030



Le constructeur au losange tourne une page historique de son existence et acte la fin imminente de ses moteurs uniquement essence ou diesel. Avec l’annonce de son tout nouveau plan stratégique baptisé futuREady, le géant français ajuste son calendrier technologique face à la rude réalité du marché automobile mondial.

Alors que l’industrie automobile traverse une zone de turbulences sans précédent, le groupe français a décidé d’ajuster sa trajectoire. François Provost a pris les rênes de l’entreprise en juillet dernier avec la lourde tâche de succéder au plan Renaulution. Neuf mois plus tard, le nouveau directeur général dévoile une feuille de route pragmatique qui acte un revirement majeur dans la stratégie environnementale de la marque. « D’ici 2030, la marque Renault vise 100 % de ventes électrifiées en Europe et 50 % hors d’Europe », indique le groupe Renault dans son communiqué. La marche reste particulièrement haute pour le constructeur qui vend actuellement en Europe encore 40 % de voitures purement thermiques.

Le constructeur visait initialement une gamme cent pour cent électrique en Europe d’ici la fin de la décennie. Ce nouvel axe stratégique revoit cette ambition à la baisse en ciblant désormais la totalité de ses ventes en motorisations électrifiées, ce qui inclut le maintien salvateur des technologies hybrides.

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Cette prudence technologique s’explique par un ralentissement global des ventes de véhicules à batterie sur le Vieux Continent et par le récent assouplissement des directives européennes. Contrairement à son grand rival Stellantis qui s’apprête à relancer des modèles thermiques traditionnels, la marque Renault confirme tout de même l’arrêt définitif des voitures purement essence ou diesel d’ici quatre ans sur le sol européen.

Une déferlante de nouveaux modèles et une plateforme révolutionnaire

Pour imposer cette transition en douceur, le groupe promet une véritable offensive commerciale avec le lancement de trente-six nouveaux véhicules d’ici la fin de la décennie. Seize d’entre eux seront des modèles zéro émission destinés au marché européen. Les marques filiales participeront activement à cet effort massif. Dacia poursuivra sa montée en gamme en promettant deux tiers de ses ventes en version électrifiée, tandis qu’Alpine misera sur le renouvellement de sa célèbre A110 et l’arrivée de nouveaux modèles pour séduire une clientèle friande de sportivité.

Le véritable atout caché de cette stratégie repose sur une toute nouvelle base technique nommée RGEV Medium 2.0. Développée majoritairement en France, cette architecture modulaire embarquera un système fonctionnant sous huit cents volts. Cette prouesse technologique promet des recharges ultra-rapides en seulement dix minutes et une autonomie théorique pouvant atteindre les 750 kilomètres. Le constructeur mise également massivement sur le logiciel en s’associant avec Google pour proposer des véhicules intelligents capables de se mettre à jour à distance tout au long de leur durée de vie.

« Devenir le constructeur européen de référence, c’est se fixer l’ambition de développer et produire en Europe des produits au meilleur niveau en termes de désirabilité, de technologies et de compétitivité. Dans un environnement plus compétitif que jamais, cela suppose de savoir conjuguer performance et innovation avec résilience et robustesse », indique François Provost.

L’intelligence artificielle au secours de la rentabilité

La bataille de l’électrique se gagnera avant tout sur le terrain financier et industriel. Le groupe français l’a bien compris et compte utiliser l’innovation logicielle pour faire fondre ses coûts de fabrication. L’entreprise prévoit d’intégrer 350 robots humanoïdes sur ses chaînes de montage et de déployer massivement l’intelligence artificielle pour superviser la qualité de ses assemblages.

La numérisation complète de ses usines sous forme de jumeaux virtuels devrait permettre de diviser par deux les temps d’interruption et de réduire les coûts logistiques de 30 %. Cette quête d’excellence opérationnelle doit garantir au constructeur une rentabilité pérenne et le maintien d’une marge confortable dans un secteur de plus en plus menacé par l’agressivité tarifaire des marques asiatiques. L’alliance technologique et la conquête de nouveaux marchés hors d’Europe, de l’Inde à l’Amérique du Sud, viendront consolider ce plan de bataille pour assurer la survie du fleuron industriel français.

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Source :

Renault



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