Apple pourrait bien tirer son épingle du jeu l’année prochaine, au moins sur le segment du Mac portable, malgré l’explosion ahurissante des prix de la RAM. Avec ce projet de MacBook bon marché équipé d’une puce d’iPhone, la firme à la pomme pourrait en effet attirer la clientèle près de ses sous et effrayée par les tarifs des autres constructeurs.
Il ne faudra plus attendre très longtemps avant qu’Apple dévoile une des grosses nouveautés — encore hypothétiques — de 2026 : un MacBook à petit prix. Toutes les rumeurs évoquent en effet un lancement dans le courant du premier trimestre, voire au mois d’avril. TrendForce ajoute sa voix aux nombreux autres bruits de couloir déjà entendus ces derniers mois, et parle du printemps.
Apple en meilleure position que ses rivaux
Ce MacBook aurait un écran de 12,9 pouces, un peu plus petit que la dalle du MacBook Air (13,6 pouces), et il fonctionnerait avec non pas une puce de Mac, mais… d’iPhone. On s’attend à y trouver une A18 Pro, autrement dit le moteur de l’iPhone 16 Pro qui combine un processeur à 6 cœurs, un GPU de 6 cœurs également, et un Neural Engine (une puce de traitement IA) avec 16 cœurs.
L’A18 Pro affiche des performances proches de celles de la puce M1, qui équipait les Mac lancés fin 2020. Six ans plus tard, ces ordinateurs ont certes un cran de retard sur leurs homologues dotés d’une M5, mais ils continuent à assurer vaillamment le gros des tâches que leurs utilisateurs leur confient ! D’ailleurs, Apple continue encore aujourd’hui de vendre des MacBook Air M1 aux États-Unis, chez l’enseigne Walmart au prix de 599 $.
D’ici à dire que ce futur MacBook sera vendu dans les 600 $, il y a un pas encore difficile à faire. Car depuis, la RAMpocalypse est passée par là : les coûts de la mémoire vive ont explosé en raison de l’appétit gargantuesque des acteurs de l’IA. De fait, il est probable que cette machine se contente de 8 Go de RAM. La dotation par défaut des MacBook Air est de 16 Go.
Il faut aussi s’attendre au minimum vital en matière de connectique et à des limitations au niveau de l’affichage sur des moniteurs externes. On peut cependant espérer un tarif sous les 1 000 €, après tout le premier MacBook Air revient à 1 099 €.
La vertigineuse flambée des prix de la RAM concerne toute l’industrie, et donc Apple est dans le même panier. Mais selon TrendForce, tous les constructeurs ne sont pas logés à la même enseigne face à cette pression sur les coûts. Les marques qui entretiennent des partenariats stables et de long terme avec les grands fournisseurs de mémoire, qui commercialisent davantage de machines milieu et haut de gamme, et qui disposent d’une politique tarifaire bien rodée sont mieux armées pour absorber la hausse actuelle des prix tout en maintenant leurs volumes de livraisons.
Voilà qui est le portrait en creux d’Apple. Malgré l’augmentation du coût de la mémoire vive, l’entreprise bénéficie d’une chaîne d’approvisionnement très intégrée et d’un pouvoir de fixation des prix nettement supérieur à celui de la plupart de ses concurrents. De quoi lui offrir une marge de manœuvre supplémentaire pour ajuster son catalogue sans déséquilibrer l’ensemble de sa gamme.
TrendForce souligne également un autre avantage qui plaide en faveur d’Apple : l’ampleur et la régularité de ses volumes d’achats. Ajoutons à cela à un calendrier de lancements clair (ou à peu près) et à une demande prévisible, tout cela explique pourquoi la firme à la pomme pourrait, paradoxalement, tirer son épingle du jeu sur l’entrée de gamme là où d’autres risquent d’être contraints de rogner sur les marges, ou refiler la facture aux consommateurs.
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Source :
TrendForce