Une magistrate et sa mère ont été enlevées par un commando de criminels. Les ravisseurs ont demandé 1,6 million d’euros en bitcoins. Ce rapt survient alors que les enlèvements et agressions visant les détenteurs de cryptomonnaies se multiplient en France.
Dans la nuit du mardi 3 février au mercredi 4 février 2026, une magistrate de 35 ans est enlevée à son domicile de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère). Dans la foulée, les criminels ont également kidnappé la mère de la jeune femme, qui est âgée de 66 ans. La magistrate est l’épouse d’un dirigeant d’une société spécialisée dans les cryptomonnaies. Il fait partie d’une société lyonnaise qui se concentre sur l’achat/revente de bitcoins et la gestion de portefeuilles. C’est pourquoi la résidence a été prise pour cible. Au moment des faits, l’homme n’était pas sur place.
L’enlèvement a été orchestré par un véritable commando. Celui-ci commence par défoncer la porte de la maison. En quelques minutes, les ravisseurs forcent les deux femmes à quitter la demeure. La magistrate est enfermée dans le coffre d’une voiture.
Les deux femmes ont ensuite été séquestrées pendant plus de 30 heures dans un box-garage à Bourg‑lès‑Valence (Drôme), à une centaine de kilomètres du lieu de l’enlèvement. Durant ce laps de temps, les criminels vont exiger une rançon en bitcoin, équivalente à plus de 1,6 million d’euros. Ce vendredi matin, les deux victimes parviennent à attirer l’attention d’un retraité qui passait à proximité des lieux. L’homme ouvre le garage, découvre les deux otages et alerte les secours. Les deux femmes présentent des traces de coups. Toutes deux sont transportées à l’hôpital par les sapeurs‑pompiers.
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Plus de 20 agressions en France
À ce stade, aucune information n’a filtré sur le versement éventuel d’une rançon en cryptomonnaies. En dépit de l’effondrement du cours du Bitcoin, les criminels continuent de viser les détenteurs de cryptoactifs. Entre janvier et février 2026, plus d’une vingtaine d’agressions ont été recensées en France. Le père d’un investisseur, âgé de 74 ans, a notamment été enlevé fin janvier. Les criminels avaient réclamé 3 millions d’euros de Bitcoin.
Dans ce contexte, les dirigeants d’entreprises crypto ont massivement demandé à l’État d’anonymiser leurs informations personnelles, surtout leur adresse de résidence. S’appuyant sur un décret publié en août 2025, ils sont 40 000 à avoir réclamé la dissimulation de leur adresse personnelle sur des documents publics afin de réduire les risques d’enlèvements.
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Source :
Le Dauphiné Libéré