Windows 11 va demander votre consentement pour tout !

Windows 11 va demander votre consentement pour tout !


Face à une érosion de la confiance des utilisateurs, Microsoft tire la sonnette d’alarme. Entre les mises à jour problématiques, les logiciels qui modifient des paramètres à l’insu de tous et la montée en puissance des malwares, l’éditeur a décidé de changer radicalement de philosophie. Fini, le Far West applicatif où un simple exécutable pouvait accéder à l’ensemble de vos fichiers. L’avenir de Windows s’oriente vers un modèle « sécurisé par défaut », une petite révolution pour un système d’exploitation historiquement aussi ouvert.

Comment Windows 11 va-t-il s’inspirer des smartphones ?

La transformation s’articule autour de deux piliers majeurs. Le premier, baptisé User Transparency and Consent, va généraliser les fenêtres de permission que nous connaissons bien sur Android et iOS. Concrètement, une application qui tentera d’accéder à votre caméra, votre microphone, vos fichiers ou même d’installer un logiciel tiers devra obtenir votre autorisation explicite via une pop-up. Cette approche vise à garantir une meilleure sécurité et une transparence totale sur le comportement des programmes, y compris les futurs agents IA.


Le second volet, le Windows Baseline Security Mode, s’attaque à l’intégrité même du système. Une fois activé par défaut, seuls les logiciels, services et pilotes correctement signés numériquement pourront s’exécuter. Cette mesure s’appuie sur des technologies existantes comme Smart App Control, mais en généralise l’application pour bloquer toute exécution silencieuse de composants non vérifiés. L’objectif n’est pas de brider la liberté d’installation, mais de rehausser drastiquement le niveau de protection de base de Windows 11, tout en permettant aux utilisateurs avancés de créer des exceptions.

Pourquoi un tel changement maintenant ?

Ce virage stratégique est une réponse directe à une crise de confiance. Microsoft reconnaît que les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à voir leurs machines « détournées » par des applications qui altèrent le fonctionnement de Windows sans aucun consentement. Cette situation a ouvert un boulevard aux malwares et ransomwares, transformant de nombreux PC en véritables passoires. En imposant des garde-fous par défaut, la firme de Redmond espère endiguer ce fléau.

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L’autre enjeu majeur, et peut-être le plus stratégique, est celui des agents IA. Avec l’intégration poussée de Copilot et d’autres intelligences artificielles capables d’agir au nom de l’utilisateur (parcourir des fichiers, envoyer des emails), le cadre de sécurité actuel est obsolète. Il devient impératif de disposer d’un système de consentement granulaire et robuste pour encadrer ces nouvelles interactions automatisées et éviter les dérives.

Quelles sont les implications pour les utilisateurs et les développeurs ?

Pour l’utilisateur final, le bénéfice est une sécurité accrue. Le revers de la médaille pourrait être une certaine « fatigue du consentement » face à la multiplication des demandes de permissions. Microsoft promet cependant une implémentation intuitive et la possibilité, pour les administrateurs et utilisateurs avertis, de contourner ces protections pour des logiciels spécifiques et légitimes, notamment dans un contexte professionnel.

Android apps Windows 11

Pour les développeurs, le message est clair : il faudra montrer patte blanche. La signature du code deviendra la norme pour assurer une exécution sans friction. Microsoft a toutefois opté pour un déploiement progressif, en collaboration avec des partenaires comme Adobe, OpenAI ou CrowdStrike, afin de laisser le temps à l’écosystème applicatif, notamment l’immense parc de logiciels Win32, de s’adapter à ces nouvelles exigences de sécurité et de confidentialité.

Foire Aux Questions (FAQ)

Mes anciens programmes et applications vont-ils cesser de fonctionner ?

Pas nécessairement. Microsoft prévoit un déploiement graduel et des outils pour faciliter la transition. Les applications qui se comportent correctement continueront de fonctionner. Cependant, les logiciels non signés ou ceux qui accèdent à des ressources sensibles sans mécanisme de permission pourraient être bloqués par défaut. Les utilisateurs avancés auront la possibilité de créer des exceptions manuelles.

Pourrai-je désactiver ces nouvelles protections de sécurité ?

Oui, les administrateurs et les utilisateurs expérimentés conserveront le contrôle et pourront accorder des dérogations à des applications spécifiques. L’objectif de Microsoft est de rendre le système « sécurisé par défaut » pour la majorité des utilisateurs, sans pour autant le transformer en une prison numérique. La flexibilité restera de mise pour les environnements professionnels et les cas d’usage spécialisés.

Quand ces changements seront-ils effectifs sur Windows 11 ?

Microsoft n’a pas communiqué de calendrier précis. La firme parle d’une « approche progressive » et d’ajustements constants en fonction des retours des développeurs et des utilisateurs via le programme Windows Insider. Ces changements structurels seront déployés sur plusieurs mois, voire plus, pour garantir une transition en douceur et une compatibilité maximale.



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