Lourde condamnation pour un réseau IPTV illégal poursuivi par Netflix et Amazon

Lourde condamnation pour un réseau IPTV illégal poursuivi par Netflix et Amazon



La justice américaine vient de frapper un grand coup dans la lutte contre le piratage audiovisuel. Un juge recommande une amende record à l’encontre d’un gérant d’un réseau IPTV illégal poursuivi par plusieurs géants du divertissement.

L’affaire débute en mars 2024 devant un tribunal fédéral du Texas. Netflix, Amazon et plusieurs grands studios hollywoodiens déposent une plainte massive contre un habitant de Dallas nommé William Freemon et sa société. Les plaignants l’accusent d’avoir orchestré une vaste opération de violation de droits d’auteur étalée sur plusieurs années. L’homme aurait commencé ses activités illicites entre 2016 et 2019 en vendant des Fire TV Stick illégalement modifiées sur des sites internet enregistrés à son propre nom. Le géant Amazon a, depuis, durci sa politique en tentant de bloquer le streaming illégal et l’installation de certaines applications.

Le réseau s’est ensuite considérablement étoffé puisque l’accusé gérait simultanément quatre plateformes de streaming pirates distinctes. La plus populaire d’entre elles se nommait Streaming TV Now et offrait un catalogue faramineux comprenant 11 000 chaînes en direct, ainsi que des dizaines de milliers de films et de séries à la demande. L’homme, via sa société, s’est ainsi retrouvé à la tête d’un véritable empire du piratage IPTV illégal. Les enquêteurs ont facilement prouvé son implication grâce à une vidéo tutorielle liée au service dans laquelle le narrateur se connectait tout simplement à un compte Amazon au nom de William Freemon.

Une défense absurde et des menaces financières

Au lieu de faire profil bas, l’opérateur a opté pour une stratégie de défense totalement lunaire. Il a fallu sept tentatives pour lui remettre sa convocation en justice. Une fois contacté, l’homme a refusé de prendre un avocat pour sa société et a inondé le tribunal de requêtes irrecevables. Pire encore, il a eu l’audace de menacer les ayants droit et d’exiger qu’on lui verse une somme d’argent pour qu’il accepte de stopper ses activités illégales.

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Sa tentative de brouiller les pistes suite à une lettre de mise en demeure envoyée début 2023 a également échoué. En voulant prouver qu’il avait transféré ses noms de domaine, il a fourni la preuve irréfutable qu’il en était bien le propriétaire initial puisqu’une telle manipulation nécessite un code d’autorisation personnel. Ses plateformes frauduleuses ont d’ailleurs continué de fonctionner jusqu’au dépôt de la plainte officielle.

Une sanction financière et matérielle exemplaire

Face à cette absence totale de défense sérieuse et à la mauvaise foi évidente de l’accusé, la magistrate Renée Harris Toliver a rendu un avis impitoyable. Elle recommande un jugement par défaut et retient le caractère purement intentionnel de la violation des droits d’auteur. Les studios avaient réclamé la pénalité maximale, à savoir des dommages-intérêts de 150 000 dollars par œuvre, pour un échantillon représentatif de 125 œuvres piratées, dont des films comme Oppenheimer produit par Universal.

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Le calcul amène donc l’amende totale à la somme astronomique de 18,75 millions de dollars. La justice exige également la saisie permanente des huit noms de domaine liés à cette opération illégale. Les bureaux d’enregistrement auront cinq jours pour transférer ces adresses aux studios de cinéma dès que le juge de district aura définitivement validé cette recommandation. Cette décision extrêmement lourde envoie un message d’une fermeté absolue à tous les administrateurs de réseaux frauduleux à travers le monde.

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Source :

TorrentFreak



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