la voiture électrique fait économiser 77 euros par mois

la voiture électrique fait économiser 77 euros par mois


La flambée des prix à la pompe rappelle brutalement la vulnérabilité de l’Europe face aux énergies fossiles. Selon une récente analyse, l’électrification s’impose comme un bouclier économique pour protéger le portefeuille des conducteurs et la souveraineté du continent.

L’Union européenne dépend lourdement des importations de combustibles fossiles avec un taux atteignant 96 % pour le pétrole, si l’on en croit l’organisation Transport & Environment. Chaque année, les voitures thermiques engloutissent à elles seules environ 1 milliard de barils importés. En 2025, cette dépendance a coûté près de 67 milliards d’euros à l’économie européenne.

Un avantage financier écrasant pour les conducteurs

Ainsi, l’envolée du prix du baril frappe de plein fouet les propriétaires de véhicules thermiques. Les données de l’étude démontrent que la motorisation électrique offrirait une résilience majeure face à la volatilité des marchés énergétiques. En période de tensions géopolitiques, le coût d’utilisation mensuel d’une voiture à essence atteint environ 142 euros (contre 104 euros avant le début du conflit en Iran). Pour parcourir la même distance, la recharge d’un véhicule électrique ne coûte que 65 euros par mois.

© Transport & Environment

Le surcoût directement lié à la crise ajoute 38 euros mensuels à la facture des conducteurs de voitures à essence, contre une hausse minime de 7 euros pour les utilisateurs de modèles à batterie. Les conducteurs de véhicules thermiques se retrouvent ainsi cinq fois plus exposés aux chocs des prix de l’énergie. Cet écart s’avère encore plus spectaculaire pour les flottes d’entreprises à fort kilométrage, où la prime de crise atteint 89 euros pour une motorisation classique contre seulement 16 euros pour un modèle zéro émission. L’économie mensuelle s’élève donc en moyenne à 77 euros en faveur de l’électrique, soit un gain annuel de 924 euros.

« Rouler en voiture électrique, c’est bénéfique pour le pouvoir d’achat », analyse Diane Strauss, directrice de T&E France. Elle précise que cette crise pétrolière ne sera sûrement pas la dernière et qu’au lieu de subir la hausse des prix à la pompe, il faut électrifier notre parc automobile pour alléger notre facture d’énergie et retrouver une forme de souveraineté énergétique.

Méthodologie et hypothèses de calcul

Pour parvenir à ces résultats chiffrés, l’étude se base sur des critères très précis. Le calcul prend pour référence une distance annuelle de 12 000 kilomètres. Le modèle thermique de référence consomme 7 litres aux 100 kilomètres, avec un litre d’essence passant de 1,60 euro avant la crise à 2 euros en période de tensions. Du côté électrique, le modèle consomme 20 kilowattheures aux 100 kilomètres. Le tarif de l’électricité pris en compte grimpe de 287 euros le mégawattheure en 2025 à un potentiel de 321 euros suite à l’augmentation du prix du gaz, ce qui représente une hausse de 12 pour cent.

Des milliards d’euros d’importations évités

L’adoption croissante des véhicules à batterie produit déjà des effets macroéconomiques tangibles. Les quelque 8 millions de voitures électriques circulant actuellement dans l’Union européenne permettent d’éviter l’importation de 46 millions de barils de pétrole sur la seule année 2025. Cela représente une économie de 2,9 milliards d’euros en coûts d’importation.

Voitures Electriques Evitent Payer Importations Petrole
© Transport & Environment

L’avenir du marché automobile au cœur des débats

Alors que les législateurs européens débattent actuellement de l’avenir de la réglementation automobile, ces chiffres prennent une dimension hautement stratégique. Transport & Environment met en garde contre les appels à la dérégulation portés par l’industrie et certains dirigeants politiques : Friedrich Merz (Allemagne) et Giorgia Meloni (Italie), qui souhaitent un assouplissement encore plus important des normes de CO₂, sont visés.

Pour les auteurs de l’étude, un affaiblissement de la législation européenne aurait des conséquences financières désastreuses. Un recul sur les objectifs climatiques entraînerait l’importation de 640 millions de barils de pétrole supplémentaires entre 2026 et 2035. Cette régression coûterait 45 milliards d’euros additionnels à l’Europe en dépenses pétrolières. À l’inverse, le maintien d’une ambition forte permettrait d’éviter l’importation de 2,2 milliards de barils sur la prochaine décennie, générant environ 150 milliards d’euros d’économies sur les coûts de carburant.

Pour garantir cette souveraineté, l’organisation recommande fermement aux décideurs de rejeter tout affaiblissement des objectifs de réduction des émissions pour 2030 et de maintenir l’interdiction de vente des voitures thermiques neuves d’ici 2035. Elle préconise également d’exclure les véhicules hybrides rechargeables des futurs objectifs d’électrification des flottes d’entreprises. « L’UE a le pouvoir d’accélérer le déploiement des véhicules électriques et de protéger davantage ses citoyens contre les chocs pétroliers », conclut Diane Strauss. Elle ajoute qu’une loi ambitieuse sur les flottes d’entreprises garantira une offre de véhicules zéro émission bon marché pour les acheteurs de voitures d’occasion.

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Source :

Transport & Environment



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