À force de trop en faire, on finit par ne plus rien faire de bien. OpenAI, qui a considérablement diversifié ses services ces derniers mois, l’apprend dans la douleur et chercherait maintenant à resserrer ses activités vers ce qui compte vraiment : le développement logiciel et les usages professionnels.
Un navigateur web (Atlas), un générateur vidéo (Sora), de la publicité, un ou plusieurs appareils IA avec Jony Ive… On ne peut pas dire qu’OpenAI se soit tourné les pouces ces derniers mois. Mais occuper le terrain au maximum peut être un problème si l’intendance ne suit pas.
OpenAI lève le pied
Lors d’une réunion interne relatée par le Wall Street Journal, Fidji Simo la CEO des applications d’OpenAI, a reconnu la nécessité de « resserrer la focale ». Des arbitrages sont à venir sur les projets dont le développement pourrait être ralenti… voire carrément abandonné. On songe entre autres au « mode adulte » de ChatGPT qui devait être lancé au premier trimestre et qui est finalement reporté aux calendes grecques.
En interne, l’approche « tout faire en même temps » d’OpenAI a créé des problèmes d’organisation : priorités floues, ressources informatiques réaffectées en urgence, structures complexes. Certains produits, comme Sora, n’ont pas rencontré le succès espéré malgré un bon lancement initial.
OpenAI préparerait un virage stratégique afin de recentrer les efforts et concentrer les ressources sur deux priorités : le développement logiciel, et la productivité. La feuille de route actuelle — multiplier les projets dans tous les sens — aurait dilué les efforts et surtout fragilisé la position de la start-up face à la concurrence.
Et quand on parle de concurrence, c’est d’Anthropic qu’il s’agit. L’entreprise a rarement dévié de sa course (pas de génération d’images ou de vidéos sans intérêt), et est devenu un acteur dominant chez les développeurs et auprès des entreprises grâce à ses outils comme Claude Code et ses agents autonomes. OpenAI a dernièrement porté ses efforts sur le code, avec Codex et GPT-5.4, et travaille ses liens avec les entreprises (partenariats, déploiement sur le terrain).
En toile de fond, une échéance importante : OpenAI et Anthropic envisagent en effet de se lancer en Bourse. Chaque start-up a ses propres problèmes. OpenAI est trop dispersé, Anthropic doit montrer patte blanche auprès du gouvernement américain : elles ont toutes deux du pain sur la planche pour séduire les investisseurs.
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Source :
WSJ