Arnaud Montebourg a une nouvelle idée entre route et rails

Arnaud Montebourg a une nouvelle idée entre route et rails


L’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a une nouvelle idée à faire germer. Le chantre en son temps du Made in France veut répondre aux problématiques de mobilité en proposant la Ferromobile, capable de rouler aussi bien sur route que sur les rails des voies de chemin de fer désaffectées.

La technique est en gros celle de la Micheline, un autorail avec pneus spéciaux imaginé initialement dans les années 30, mais adapté aux contraintes actuelles avec un projet constitué d’une voiture électrique qui pourrait donc circuler aussi bien sur les routes que sur les rails.

Il s’agit plus globalement d’un projet de mobilité autour d’une voiture électrique Peugeot de série pilotée par le conducteur sur la route puis de façon indépendante lorsqu’elle emprunte les rails, à la manière d’un métro automatique.

Système mixte rail-roue

Conçue par la Sicef, avec Arnaud Montebourg à sa tête, l’idée s’appuie sur la motorisation électrique et sur une roue mixte pour un système rail-route. L’intérêt est que la technologie peut être utilisée sur des véhicules de série et qu’elle ne nécessite ni caténaire ni électrification des rails.

Elle ne gênera pas le trafic des trains puisqu’elle aura recours aux voies ferrées inutilisées du réseau ferroviaire mais elle pourrait utiliser certaines infrastructures comme les tunnels et certains passages à niveau.


(credit : Ferromobile / Sicef)

Sur le trajet par rail, tout est automatisé et la Ferromobile peut être couplée à un service de mobilité à la demande, lui assurant une disponibilité 7 jours sur 7 et 24 h sur 24, avec un paiement selon le nombre de kilomètres parcourus.

La circulation sur rail se ferait avec les conditions de sécurité et de priorité comme un train sur un réseau potentiel de 5700 km de voies inutilisées en France. La Ferromobile, en pouvant accueillir jusqu’à 8 passagers, pourrait servir les besoins du déplacement partagé en zones rurales là où les lignes régulières de TER ne sont plus rentables.

De solides économies et du déplacement partagé

Arnaud Montebourg met en avant les économies permises par la Ferromobile par rapport à la remise en service de lignes TER avec un coût dix fois moindre en infrastructure et trois fois plus bas en exploitation, avec la liberté de pouvoir choisir ses horaires en commandant le trajet via une application sur smartphone ou des bornes.

Le projet est développé en collaboration avec Systra, filiale de la SNCF et de la RATP, mais aussi Alstom et Stellantis. Pour mettre en service les premières lignes, il lui faudra encore lever 30 millions d’euros.

A BFMTV, Arnaud Montebourg indique que la première ligne pourrait s’ouvrir vers 2024 ou 2025 dans le Sud de la France, probablement du côté de l’Occitanie.





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