avec SteamOS 3.9, Valve sort le grand jeu face à Windows

avec SteamOS 3.9, Valve sort le grand jeu face à Windows



Valve ne cache plus ses ambitions : la première préversion de SteamOS 3.9 s’adresse autant à votre PC de bureau qu’au Steam Deck. Le ticket de sortie de Windows n’a jamais été aussi simple à composter.

Jouer sur Linux a longtemps été une affaire de convaincus, prêts à bidouiller des heures pour lancer un titre qui démarrait en trois clics sous Windows. Le Steam Deck a rebattu les cartes en 2022, et les chiffres publiés chaque mois par Valve racontent la suite. En juillet, les machines Linux représentaient 4,01 % des joueurs Steam sondés, après une pointe à 5,33 % en mars dernier. La part reste modeste face aux 93,67 % de Windows, mais elle a doublé en trois ans. La préversion de SteamOS 3.9, fraîchement publiée, montre où Valve compte emmener tout ce petit monde.

Que contient vraiment cette préversion ?

Sous le capot, la mise à jour la plus lourde concerne le noyau, cette couche logicielle qui fait dialoguer le système avec les composants (une sorte d’interprète entre vos jeux et votre carte graphique). SteamOS passe de Linux 6.16 à Linux 7.2, et le saut compte double. Les pilotes des matériels récents vivent dans le noyau, et une version à jour ouvre donc la porte aux configurations que Valve ne fabrique pas. La base Arch Linux du système a été rafraîchie dans la foulée, tout comme le chargeur de démarrage, désormais compatible avec davantage de cartes mères.

Le mode Bureau profite du même coup de jeune. L’environnement KDE Plasma bondit de la version 6.4.3 à la 6.7.3, un rattrapage express pour la facette la plus « PC de tous les jours » du système. La gestion du Wi-Fi bascule vers un composant plus répandu, et les paquets internes abandonnent le préfixe « steamos » pour « holo » (le nom de code de la distribution), un détail de nomenclature qui ressemble fort à un aveu d’émancipation.

L’hibernation, réclamée depuis des années par les possesseurs de Steam Deck, fait aussi ses premiers pas. Contrairement à la veille, qui maintient la mémoire sous tension et grignote la batterie, l’hibernation recopie votre session sur le stockage avant d’éteindre la machine, comme on note sa page avant de refermer un livre. Valve prévient toutefois que la fonction reste préliminaire et n’apparaît pas encore dans l’interface du mode Jeu. Elle serait donc réservée, pour l’instant, aux curieux qui iront la chercher.

Pourquoi Windows doit-il se sentir visé ?

La nouveauté la plus stratégique se niche dans un coin des notes de version : SteamOS gère mieux l’exécution en machine virtuelle, avec accélération graphique à la clé. Une machine virtuelle, c’est un ordinateur simulé dans une fenêtre de votre vrai système (l’équivalent d’un appartement témoin : on visite sans emménager). Jusqu’ici, essayer SteamOS supposait de sacrifier un disque entier, le double démarrage n’étant pas officiellement pris en charge. Un joueur Windows peut désormais se faire une idée du système sans rien risquer, et Valve a tout intérêt à rendre cette visite agréable.

Depuis SteamOS 3.8, le système s’installe sur les consoles portables concurrentes et sur des PC de bureau en configuration AMD ou Intel. Valve travaille en parallèle avec NVIDIA sur la prise en charge des GeForce, évoquée au mieux pour fin 2026. Les sondages de Steam suggèrent d’ailleurs que la croissance de Linux vient désormais des ordinateurs classiques. SteamOS ne pèse plus qu’environ 22 % des machines Linux recensées, le reste tournant sur des distributions installées par les joueurs eux-mêmes. Plus d’un joueur Steam sur cinq utilise encore Windows 10, dont le support standard s’est arrêté en octobre 2025. Le sursis sécurité gratuit accordé aux Européens expire en octobre 2027, et cette population indécise constitue une cible toute trouvée.

Il reste un avertissement à garder en tête : cette version 3.9.0 inaugure le canal Preview, le plus expérimental des trois proposés par Valve, pendant que la branche stable reste en 3.8.16. Les premiers retours font état de bugs, ce qui n’a rien de surprenant à ce stade, tout particulièrement avec un tel bond sur la version du noyau Linux.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source :

Valve



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *