Bien connu en France, le Russe Alexander Vinnik plaide coupable a …

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Nouvelle condamnation en vue pour Alexander Vinnik. Ce russe avait été condamné en France pour le blanchiment des rançons extorquées par le rançongiciel Locky. Extradé aux Etats-Unis à l’issue de sa peine dans l’Hexagone, cet homme de 44 ans vient finalement de plaider coupable devant la justice américaine.

Le Russe a ainsi reconnu avoir participé à des opérations de blanchiment avec la sulfureuse plateforme d’échange BTC-e. L’avocat d’Alexander Vinnik, Arkady Bukh, espère désormais à une peine de prison inférieure à dix ans. « Il n’a plaidé coupable que pour un nombre restreint d’accusations », a indiqué l’avocat à l’agence de presse russe Tass.

121 millions de dollars liés au cybercrime

A l’époque, BTC-e était l’une des « principales » plateformes de blanchiment des cybercriminels, remarque le ministère de la justice américain. Un site particulièrement louche. Comme le rappelle l’accusation, Alexander Vinnik, présenté comme l’un des opérateurs du site, avait « créé de nombreuses sociétés écrans et comptes à travers le monde pour permettre à BTC-e de mener ses activités ».

Le site, ouvert de 2011 à 2017, avait brassé l’équivalent de 9 milliards de dollars. Dont au moins 121 millions de dollars liés au cybercrime, comme des rançongiciels, ou des ventes de stupéfiants.

Autant d’opérations de blanchiment qui ont donc été mises au passif d’Alexander Vinnik. L’échangeur est notamment lié au gigantesque piratage de Mt. Gox, ce site repris en 2011 par le français Mark Karpelès qui avait vu ses bitcoin s’évaporer entre 2011 et 2014.

Extradition en France

Alexander Vinnik avait été arrêté en 2017 en Grèce à la demande des autorités judiciaires américaines durant ses vacances. Mais il avait tout d’abord été extradé vers la France. La justice française le soupçonnait d’avoir été à la manœuvre avec le rançongiciel Locky et d’avoir blanchi les rançons obtenues.

Après avoir clamé son innocence tout au long de la procédure, sans vraiment convaincre sur son rôle à BTC-e, il avait toutefois été condamné sur le seul blanchiment. Une prise malgré tout importante pour la justice française.

C’était la première fois qu’un ressortissant étranger impliqué dans une affaire de rançongiciel, la menace numéro un en matière de cybercriminalité, était jugé dans l’Hexagone.



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