Alors qu’ils avaient investi des millions dans la conduite semi-autonome de niveau 3, BMW et Mercedes font finalement marche arrière sur cette technologie. Les coûts élevés et la faible demande sont les principales raison de l’abandon.
Conduire sans avoir à reprendre la main dans la plupart des situations est un objectif visé par nombre de constructeurs un tant soit peu haut de gamme. BMW et Mercedes se sont positionnés en chefs de file en investissant des sommes colossales dans la conduite semi-autonome de niveau 3. Hélas, l’objectif est en train de devenir peu à peu un doux rêve qui ne cesse de s’éloigner. Les dernières décisions prises par ces deux constructeurs allemands vont dans le sens inverse de leurs investissemnts passés. Dans la guerre technologique qui oppose les partisans du LiDAR à ceux préférant les caméras, la balance est en train de pencher d’un côté.
Pourquoi les conducteurs boudent-ils la conduite semi-autonome de niveau 3 ?
Le coût de développement monstrueux combiné à une demande plus faible qu’escompté ont eu raison de cette technologie. Qui aurait en effet envie de payer un supplément conséquent sur des véhicules de niche, alors même que le gain est substantiel ? Certainement pas le grand public, et encore moins Tesla. Alors que les Allemands brûlent du cash, la marque californienne se frotte secrètement les mains.
Tesla était en effet l’un des premiers à refuser obstinément l’emploi de LiDAR au profit de simples caméras. La marque a longuement été moquée pour ce choix car d’un point de vue purement rationnel, les caméras ne sont effectivement pas les plus efficaces. Elles finissent rapidement par perdre les pédales si la météo est capricieuse. Forte pluie ou fort brouillard, les conducteurs de Tesla sauront de quoi on parle…
Le pari gagnant de Tesla : la simplicité avant la technologie ?
Voilà autant de difficultés météorologiques inconnues pour le LiDAR, ce qui constitue un atout essentiel pour préparer la conduite semi-autonome de niveau 3. Mais le fait que les clients ne réclament aucunement cet équipement donnerait finalement raison à Tesla. C’est une double défaite pour BMW et Mercedes qui ont constamment critiqué la marque américaine pour son manque d’audace.
Mais Tesla semble avoir eu le nez creux en perfectionnant son Autopilot, quitte à le faire stagner au niveau 2. Il faut dire que le gap entre le niveau 2 et le niveau 3 de la conduite semi-autonome est colossal. Si le second échelon demande toujours une surveillance continue du conducteur, le troisième autorise une conduite sans supervision sous certaines conditions. Il faut donc que le système soit parfait pour prendre l’entière responsabilité de la conduite.
De 4 à 7 fois plus cher : l’étude qui explique l’échec
Logique donc que le surcoût induit par cet équipement n’ait rien d’accessoire. Selon une étude menée par le cabinet McKinsey, le développement, les tests et la validation des logiciels sont quatre à sept fois plus coûteux pour la conduite semi-autonome de niveau 3 que pour les niveaux 1 et 2. C’est peut-être la raison pour laquelle BMW s’est contenté d’un niveau 2+ sur son iX3, où le système conduit à condition de garder les yeux sur la route…
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Source :
Autoblog