Coup de froid soudain sur l’achat d’iRobot par Amazon

Roomba


Amazon veut-il réellement s’emparer d’iRobot ? Le doute est permis : le géant du commerce en ligne n’a proposé aucune concession à la Commission européenne, qui a des objections à faire valoir sur cette acquisition. Bruxelles a jusqu’au 14 février pour donner son feu vert à cette opération… ou s’y opposer.

En plein cœur de l’été 2022, Amazon annonçait son intention d’acheter iRobot, pionnier des robots aspirateurs (les fameux Roomba) et un des leaders de ce marché en pleine forme. Le mastodonte du e-commerce acceptait de signer un chèque de 1,7 milliard de dollars pour empocher le morceau… Mais avant de sabrer le champagne, l’opération doit être digérée par les régulateurs du monde entier.

Lire Amazon rachète iRobot, pionnier des robots aspirateurs, pour 1,7 milliard de dollars

Et le feu vert n’est pas gagné. La FTC américaine continue d’enquêter et elle n’a pas caché ses craintes dans ce dossier. Plus souple, le Royaume-Uni a donné son accord sans conditions en juin dernier. La Commission européenne s’est montrée beaucoup plus méfiante : pour Bruxelles, Amazon pourrait entraver les ventes des robots aspirateurs concurrents dans ses rayons virtuels, qui sont un canal de vente particulièrement important pour cette catégorie de produits.

Autrement dit, une fois iRobot en poche, l’UE craint qu’Amazon n’en profite pour favoriser ses propres aspirateurs au détriment des rivaux. Au bout du compte, l’opération pourrait déboucher sur des prix plus élevés, ainsi qu’une qualité et des innovations en recul. Les objections de la Commission ont été énoncées en novembre, et les deux entreprises avaient jusqu’à ce mercredi 10 janvier pour proposer des concessions à même de rassurer les services à la concurrence européens.

Mais voilà, Amazon n’a rien offert comme le relève Politico, ce qui assombrit soudain les conclusions attendues de la Commission qui tomberont le 14 février. À l’annonce de la nouvelle, ou plutôt de l’absence de nouvelle, l’action d’iRobot a plongé de quasiment 20 % : les boursicoteurs craignent en effet que l’opération ne capote complètement.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le patron d’iRobot Colin Angle a assuré que son entreprise continuait de travailler avec l’UE et les autres régulateurs pour arracher leur blanc-seing. La signature de la Commission semble pourtant bien s’éloigner, même si des rumeurs annonçaient en novembre dernier qu’un accord européen était proche. Il pourrait dès lors s’agir d’une tentative très risquée de coup de force de la part d’Amazon…

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Source :

Politico



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.