de nouvelles collectivités françaises victimes …

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Les collectivités françaises restent menacées par les attaques des cybercriminels. Les villes de Gravelines et d’Albi viennent d’en faire l’amère expérience. Jeudi dernier, la première, une commune du Nord d’environ 11000 habitants, a ainsi dû couper ses accès à Internet après une attaque informatique.

Comme l’a expliqué le directeur général de services, Grégoire Paccou, à France télévisions, il s’agissait, assez classiquement, d’une attaque par rançongiciel. Le nom du logiciel malveillant utilisé par les cybercriminels n’a pas été précisé.

L’alerte a visiblement été lancée un peu tard. Lorsque des serveurs ont commencé “à entrer en surchauffe” et “que des fichiers étaient en train de disparaître”, explique le cadre territorial.

ville de Gravelines a mis en place depuis un service dégradé pour ses services. Ces derniers ne sont plus joignables par mail, par le site Internet et par l’application locale. Reste le déplacement physique en mairie ou le téléphone. Un nouveau moyen de prise de rendez-vous a été installé. Mais il n’est plus possible d’imprimer des documents. Enfin, le paiement par carte bancaire est suspendu. 

Un peu plus tôt dans la semaine, lundi 22 avril, c’est la ville d’Albi, dans le Tarn, qui était elle aussi visée par une attaque informatique. La collectivité territoriale de près de 50 000 habitants n’a pas précisé les contours de la cyberattaque. Mais au journal régional, La Dépêche du midi, un agent a assuré que “tout [avait] été crypté”, faisant ainsi référence à une attaque par rançongiciel.

L’ensemble de la téléphonie, des messageries et des services informatiques sont désormais ”inaccessibles pour une durée indéterminée”, a sommairement signalé la collectivité sur le réseau social Facebook

Mois de perturbations

Mieux vaut que les habitants de Gravelines et d’Albi soient patients. L’agglomération de Saint-Nazaire et la ville éponyme, victimes d’une attaque informatique le 9 avril, viennent d’annoncer en fin de semaine dernière que la première phase de diagnostic était “toujours en cours”. “La mise en sécurité des systèmes se poursuit”, ajoutaient les collectivités.

Car les attaques par rançongiciel, les plus dévastatrices, peuvent en effet se solder par plusieurs mois de galère pour les collectivités victimes. Ce genre d’attaque se traduit par des pertes de données et une éventuelle divulgation d’informations volées par des cybercriminels. Et elle nécessite bien souvent la reconstruction totale d’un système d’information sûr. Une opération qui prend forcément du temps.

Le dernier panorama de la menace de l’Anssi rappelait que les secteurs de la santé et des collectivités territoriales étaient “encore trop vulnérables” aux attaques de cybercriminels. Entre janvier 2022 et juin 2023, le cyber-pompier de l’Etat avait ainsi traité 187 incidents cyber. Soit une moyenne de 10 incidents par mois, relevait-il.





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