Google étend une fonctionnalité clé de son service de visioconférence au monde physique. La prise de notes assistée par l’intelligence artificielle, jusqu’alors réservée aux appels vidéo, est maintenant capable de capturer et d’analyser les échanges d’une réunion en présentiel. Cette évolution transforme l’application en un assistant personnel discret mais puissant, dont le rôle dépasse largement celui d’un simple outil de communication.
Comment fonctionne concrètement cette prise de notes en réunion ?
L’utilisation se veut extrêmement simple et intuitive. Directement depuis l’écran d’accueil de l’application Google Meet, sur mobile ou via le web, un nouveau bouton « Prendre des notes » est disponible. Il n’est plus nécessaire de lancer un appel vidéo. Une simple pression suffit pour que le microphone de l’appareil commence à enregistrer la conversation ambiante, comme le ferait un dictaphone classique posé au centre de la table.
La session d’enregistrement peut être mise en pause ou arrêtée à tout moment. Une fois la capture audio terminée, l’intelligence artificielle de Google entre en jeu. Elle ne se contente pas de fournir une transcription brute. L’IA analyse les échanges pour générer un document complet, structuré avec un résumé des points clés, la liste des décisions prises et un plan des actions à mener.
Quels sont les résultats obtenus et où sont-ils stockés ?
Le produit final de cette capture est un document Google Docs exhaustif. Il contient non seulement la transcription intégrale de la réunion, mais surtout un résumé synthétique organisé par thèmes. Cette approche vise à rendre l’information directement exploitable, évitant aux participants de devoir relire des dizaines de pages de texte. Le système identifie les décisions importantes et les prochaines étapes, transformant une longue conversation en un plan d’action clair.
Ce document est automatiquement sauvegardé dans un dossier dédié sur Google Drive, et un lien pour y accéder est envoyé par e-mail au créateur de la session. Google précise que la fonction est optimisée pour des réunions d’au moins 15 minutes et prend en charge huit langues, dont le français. La firme de Mountain View reste toutefois prudente, rappelant que les résumés générés peuvent parfois contenir des imprécisions.
Qui peut accéder à cette fonctionnalité et quelles sont les implications ?
L’accès à cet outil n’est pas universel. Il est restreint aux utilisateurs disposant de formules payantes spécifiques. Pour les particuliers, un abonnement Google AI Pro ou Ultra est requis. Côté professionnel, la fonction est incluse dans les offres Workspace Business Standard et Plus, ainsi que dans plusieurs forfaits Enterprise et Education. Le déploiement est progressif, ayant débuté sur Android avant de s’étendre à la version web, puis à iOS.
Cette nouveauté soulève également des questions de confidentialité. Poser un appareil pour enregistrer une conversation sensible exige une gouvernance claire. Google a prévu des contrôles pour les administrateurs, qui peuvent imposer un consentement explicite. De plus, les participants sont toujours informés lorsqu’un enregistrement est en cours. Cette évolution montre l’ambition de Google de faire de son écosystème Workspace une couche intelligente omniprésente, où Gemini devient le moteur de la productivité au quotidien.
