Batterie enfin remplaçable, autonomie rabotée d’un cheveu et 30 € de plus au passage : la Switch 2 nouvelle formule arrive en rayon, et il faudra scruter l’emballage pour mettre la main dessus.
L’Union européenne a le chic pour redessiner les produits des géants de la tech, l’USB-C imposé à l’iPhone en sait quelque chose. Cette fois, c’est le règlement batteries qui frappe, et Nintendo a officialisé sur sa page d’assistance une Switch 2 spécialement révisée pour le Vieux Continent. Même écran, mêmes performances, mais des entrailles repensées pour qu’une batterie fatiguée se remplace sans décollage périlleux ni tournevis exotique.
Comment reconnaître la nouvelle Switch 2 en rayon
La console révisée est officiellement attendue cet automne, mais les premiers exemplaires se glissent déjà en rayon, sans changement de nom ni pastille dédiée. Pour la repérer, un seul indice sur les premières boîtes : le code produit affiche les lettres « OSM » juste après le préfixe « BEE ». Trois lettres discrètes, à chercher soi-même, la fiche produit des boutiques en ligne ne s’en vantera pas forcément.
ℹ️ Info – La « Nintendo Switch 2 avec batterie remplaçable par l’utilisateur » est disponible en Espagne depuis fin aout. Le site Nintendúo a réussi à s’en procurer une et a montré en vidéo les changements qui ont été effectués pour que la console soit démontable plus facilement. pic.twitter.com/SEjK1lj980
— NintendHOME – News & Opinions Nintendo (@NintendHOME) September 4, 2026
Sous la coque, la fiche technique bouge à peine malgré le score de réparabilité en hausse. La batterie glisse de 5 220 à 5 172 mAh (une ponction d’à peine 1 %), le poids grimpe de 401 à 411 grammes, et le reste (puce, écran, dock) demeure strictement identique. La vraie différence ne se lit pas sur le papier : l’accumulateur n’est plus prisonnier de la colle, alors que les démontages de la version actuelle avaient valu à Nintendo des notes de réparabilité peu flatteuses.
Les manettes suivent le même chemin. Des Joy-Con 2 et un Pro Controller révisés arriveront cet hiver, ce dernier au prix d’un sacrifice : sa batterie fond de 1 070 à 897 mAh, soit environ 16 % d’autonomie en moins. Les manettes N64 et GameCube fermeront la marche début 2027. L’Europe est pour l’instant seule servie, le Japon et l’Amérique du Nord attendront leur tour.
Merci Bruxelles, mais la facture grimpe quand même
Derrière ce chantier, aucune conversion écologique spontanée : le règlement européen 2023/1542 impose qu’à compter du 18 février 2027, les batteries des appareils vendus dans l’Union soient remplaçables par l’utilisateur avec des outils du commerce (pensez à la batterie amovible de votre vieux 3310, mais moins hirsute). Plutôt que d’adapter la gamme Switch première du nom, Nintendo cessera carrément d’approvisionner les revendeurs européens à la mi-février 2027, près de dix ans après le lancement de la console. La Switch 2 révisée, elle, coche la case avant l’heure.
Le hic se niche dans le calendrier côté portefeuille. Depuis le 1er septembre, la console est passée de 469,99 € à 499,99 €, flambée des composants oblige selon Nintendo (la mémoire, surtout). L’acheteur européen paie donc 30 € de plus pour une machine à la batterie légèrement plus petite et au châssis un poil plus lourd. Vu autrement : c’est le prix d’une console qui ne finira pas au tiroir au premier accumulateur gonflé, un grand classique des services après-vente de consoles portables.
Espérons que d’ici 4 à 5 ans, les acheteurs se rappelleront de cette réparabilité nouvellement acquise… et que Nintendo aura prévu un stock de batterie de rechange.
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