La feuille de route du gouvernement pour une meilleure “cybersécurité du quotidien”

La feuille de route du gouvernement pour une meilleure “cybersécurité du quotidien”


Un filtre anti-arnaque sur les rails, la mise en place d’un cyber-score ou encore des moyens supplémentaires. Le ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications Jean-Noël Barrot vient de présenter la nouvelle feuille de route du gouvernement en matière de cybersécurité à l’occasion d’un déplacement au Campus Cyber, ce site qui rassemble entreprises et administrations dans le quartier francilien de La Défense.

Protéger le grand public 


Une série de mesures qui fait notamment la part belle aux moyens simples et efficaces à mettre à disposition du grand public pour se protéger contre la cybermalveillance du quotidien. Cet axe d’effort avait été mentionné par Guillaume Poupard au dernier Forum international de la cybersécurité, en juin 2022. Au-delà de l’administration centrale et des opérateurs d’importance vitale, déjà mieux armés, le chef de l’Anssi avait plaidé pour une “cybersécurité de services” à l’image de ce qui est fait par l’Active Cyber Defence en Grande-Bretagne, cette palette d’outils gratuits à destination du grand public ou de bénéficiaires ciblés.


Cette stratégie inspire donc aujourd’hui l’administration française. Ainsi, annoncé dans le programme d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle, un filtre anti-arnaque est en cours de mise en place. Il doit être disponible en version bêta d’ici l’été 2023 avant d’être pleinement opérationnel l’été suivant. Ce sera un “outil simple, facultatif et gratuit qui avertira en temps réel les internautes et filtrera préventivement les adresses internet correspondant à des sites malveillants”, précise le ministre délégué au numérique.

Le nouvel outil, coordonné par le groupement d’intérêt public Cybermalveillance avec l’assistance de plusieurs administrations (la répression des fraudes, l’Intérieur, ou encore l’Anssi, le cyber-pompier français), va d’abord tenter de contrer prioritairement les sites de hameçonnage, les faux sites de vente en ligne ou encore les faux sites de placements financiers, les arnaques graves les plus fréquentes.

« Mon service sécurisé » puis le Cyberscore  



Dans la même optique, les pouvoirs publics préparent la mise en œuvre, d’ici un an, d’un cyberscore, basé sur un audit d’un prestataire qualifié par l’Anssi, permettant aux internautes de connaître le niveau de sécurité de leurs données sur les sites et réseaux sociaux utilisés, “à l’image du nutri-score pour les produits alimentaires”, rappelle le ministre. Le Parlement avait en effet adopté en février 2022 cette nouvelle obligation imposée aux grandes plateformes numériques qui doit entrer en application le 1er octobre 2023.


S’il faudra encore attendre pour voir la matérialisation du cyberscore, l’application “Mon service sécurisé” doit elle être opérationnelle d’ici la fin du mois de novembre. Ce projet incubé par l’Anssi doit permettre aux agents publics de sécuriser et d’homologuer facilement et des services publics en ligne, comme des sites web, des applications mobiles ou des API.






Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.