C’est une annonce qui marque la fin d’une époque pour des millions de joueurs. Le géant japonais a officialisé l’arrêt de la production de jeux en format physique pour ses consoles à compter de janvier 2028. Présentée comme une adaptation aux « changements de tendance dans les préférences des consommateurs », cette bascule vers le tout-numérique est loin de faire l’unanimité et a instantanément enflammé la toile.
Comment les joueurs ont-ils réagi à cette annonce ?
La nouvelle a été vécue comme un « coup de massue » par une grande partie de la communauté. Sur les réseaux sociaux, de nombreux créateurs de contenu et joueurs anonymes ont exprimé leur désarroi face à cette décision concernant la PlayStation, dénonçant une « perte de liberté » et de « choix ».
La critique principale porte sur la disparition du marché de l’occasion, un pilier de l’écosystème du jeu vidéo, et la crainte que les revendeurs comme Micromania ou Game Cash soient condamnés. Pour beaucoup, la fin du disque, c’est aussi la fin du plaisir de collectionner et de posséder concrètement un bien culturel pour lequel ils ont payé. Le sentiment dominant est celui de n’être plus qu’un locataire de ses propres jeux, à la merci d’une potentielle fermeture des serveurs.
Quelles marques ont tourné Sony en dérision ?
La controverse a rapidement dépassé la sphère du jeu vidéo, se transformant en un véritable mème sur internet. De nombreuses marques, souvent issues du secteur numérique, ont profité de l’occasion pour se moquer de la décision de Sony en annonçant ironiquement leur propre passage au « physique ». GitHub a ainsi proposé d’éditer le code source des projets sur CD-ROM, tandis que Proton a imaginé un service de courrier postal pour ses emails.
La vague de sarcasme, déclenchée par la fin annoncée des jeux vidéo physiques, a touché tous les secteurs. Des géants du fast-food comme KFC et Domino’s Pizza ont plaisanté sur la numérisation de leurs poulets et de leurs pizzas. Même l’interprofession des Produits Laitiers a publié un faux communiqué annonçant la fin du « fromage physique » pour une production « 100% digitale ».
BREAKING NEWS pic.twitter.com/i28QZd7Z2g
— Domino’s Pizza UK (@Dominos_UK) July 2, 2026
We heard you. And we agree.
In light of recent developments in physical media, GitHub is proud to announce that you can now obtain your public repo on CD-ROM.
Keep it. Lend it to friends. Pass it on to your children.
Your code is physically yours, forever. Until you lose it,… pic.twitter.com/p1qxqjmnfa
— GitHub (@github) July 2, 2026
BREAKING NEWS pic.twitter.com/wpCXObTqlm
— Proton (@ProtonPrivacy) July 2, 2026
?Communiqué officiel? pic.twitter.com/3BidozzkA5
— Les Produits Laitiers (@LesProLaitiers) July 2, 2026
Pourquoi cette affaire a-t-elle pris une tournure politique ?
L’ampleur du débat a attiré l’attention de la scène politique, avec une intervention remarquée de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de La France Insoumise s’est emparé du sujet suite à la décision de Sony, dénonçant une logique où « demain, vous paierez sans jamais rien posséder ».
Pour lui, le jeu vidéo est un « bien culturel » qui ne peut être traité comme une simple marchandise. Il critique la perte des droits fondamentaux de l’acheteur : ni prêt, ni revente, ni garantie de conserver ce qui a été payé. Jean-Luc Mélenchon a ainsi promis d’« ouvrir le chantier » en 2027 s’il était élu, affirmant que « les joueuses et joueurs aussi ont des droits » et évoquant la création d’un Centre national du jeu vidéo.
Avec GTA 6 sans disque en 2026 et l’annonce de Sony de la fin des ventes de disques physiques pour les jeux en 2028, la question de savoir comment on considère ces produits se pose.
Demain, vous paierez sans jamais rien posséder. Ni prêt, ni revente, ni garantie de conserver ce…
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) July 2, 2026