le projet de fusion avec Kioxia fait plouf

Western Digital


Le projet de fusion entre l’américain Western Digital et le japonais Kioxia, en discussion depuis le début du mois et rendu public plus tôt dans la semaine, vient de tourner court. L’un des actionnaires de Kioxia, le sud-coréen SK Hynix, ne s’est finalement pas laissé convaincre d’investir dans cette nouvelle holding.

Le marché des SSD vient frôler l’un de ses événements les plus importants de ces dernières années. Ces derniers jours, le journal Nikkei rendait publiques les discussions concernant une fusion entre Western Digital, quatrième acteur du marché des SSD dans le monde, et le japonais Kioxia, qui occupe la troisième place. Ce projet devait déboucher sur la création d’une nouvelle holding, détenue à parts égales per les deux entreprises, et dont les projections lui octroyaient des parts de marché supérieures à celles du leader du secteur, Samsung. Mais c’était sans compter sur le désaccord d’un des actionnaires de Kioxia, le sud-coréen SK Hynix, un autre constructeur de SSD qui talonne lui aussi Samsung à la deuxième place.

Un jeu de pouvoirs entre le top 4 de l’industrie

SK Hynix fait partie des actionnaires de Kioxia depuis que ce dernier est devenu une entité indépendante de Toshiba en 2019 et abandonnant son ancien nom Toshiba Memory, bien que Toshiba reste actionnaire de Kioxia. SK Hynix avait alors investi 400 milliards de yens (2,53 milliards d’euros au taux actuel) dans cette nouvelle entreprise à travers le fonds d’investissement Bain Capital. Mais pour SK Hynix, les réticences au sujet de ce projet de fusion n’étaient pas simplement financières : le but avoué d’aller concurrencer Samsung en tant que leader aurait nécessairement fait de l’ombre à sa deuxième place sur le marché, et aurait potentiellement porté atteinte à ses différents partenariats avec Kioxia.

Le projet de fusion avec Western Digital semble donc dans une impasse, mais le constructeur américain a indiqué que cela n’impacterait pas ses relations avec Kioxia. Il utilise en effet depuis plusieurs années les usines du japonais pour la fabrication de ses propres SSD, et a investi à plusieurs reprises dans les infrastructures de Kioxia. Ce partenariat devrait donc se poursuivre à l’avenir, même en l’absence d’une holding co-détenue par les deux acteurs : Samsung peut dormir sur ses deux oreilles.

Source :

Nikkei



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