les opérateurs négocient pour échapper aux délestages électriques

les opérateurs négocient pour échapper aux délestages électriques


La production d’électricité en France est en souffrance du fait des centrales nucléaires à l’arrêt à pour des maintenances dont les délais se sont étirés du fait de la pandémie et pour de la vérification ponctuelle des installations.

Par ailleurs, la forte sécheresse des derniers mois a abaissé le niveau des cours et retenues d’eau, bridant les capacités des centrales et des productions hydroénergétiques.

Enfin, la hausse du coût de l’énergie, accélérée par la guerre en Ukraine, complique encore la situation.

Dans ces conditions, la production d’électricité pourrait se retrouver en-dessous de la demande lors des pics, de froid (à cause du chauffage) comme de chaleur (à cause des climatiseurs). Le risque de coupures ponctuelles d’alimentation en électricité pour soulager le réseau est de plus en plus envisagé comme une possibilité bien réelle.

Il existe tout un dispositif graduel qui permet d’interrompre l’alimentation de grands centres industriels énergivores avant de passer à des délestages ponctuels de quelques heures sur le réseau général.

Selon le journal Les Echos, les opérateurs télécoms négocient depuis des mois pour tenter de ne pas faire partie des entreprises susceptibles de voir leur alimentation électrique interrompue.

Exempter les antennes mobiles

Car si la législation prévoit d’exempter certains secteurs industriels (santé, signalisation routière, installation militaires…), ce n’est pas le cas du secteur télécom.

Pour se faire entendre, la FFT (Fédération Française des Télécom) fait valoir que les appels d’urgence ne pourront plus être acheminés en cas de coupure d’alimentation des antennes, dont la plus grande partie (60%) est émise depuis un téléphone portable.

L’infrastructure télécom dessert aussi des acteurs dont certains peuvent êtres des « opérateurs d’importance vitale » avec des effets en cascade en cas d’interruption de service.

La crainte est en effet que les antennes mobiles qui constituent un maillage sur le territoire soient englobées dans les délestages. Leur consommation électrique globale n’est pas anodine et il pourrait en effet être tentant de l’interrompre ponctuellement.

Toutefois, rétorquent les opérateurs, le gain serait en réalité faible par rapport à d’autres activités industrielles et commerciales dont la coupure en électricité serait plus facile et représenterait beaucoup moins de risques collatéraux. Mais rien n’est encore décidé, précisent Les Echos.



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