Pix, un service public de formation à l’informatique qui s’appuie sur ses usagers pour s’améliorer

Pix, un service public de formation à l’informatique qui s’appuie sur ses usagers pour s’améliorer


Dans un monde de plus en plus dématérialisé, être à l’aise avec les outils numériques est devenu indispensable pour travailler, communiquer, s’informer, se déplacer, effectuer des démarches. « Cultiver ses compétences numériques », tel est l’objectif de Pix, un service public en ligne qui propose gratuitement des tests et des tutos pour mieux maîtriser son ordinateur et son smartphone. Avec 6,7 millions d’utilisateurs en 2022, cette plate-forme a trouvé son public : les scolaires, encadrés par un enseignant, et les étudiants ; les demandeurs d’emploi, seniors et salariés. Pix propose aussi des certifications. Gratuites pour les plus jeunes, elles sont, à l’inverse, facturées aux adultes (leur coût est souvent inclus dans une formation), et une formule globale payante est conçue pour les entreprises.

Lancé en 2016 à l’initiative de plusieurs ministères, « Pix est né du constat qu’il manquait un outil pour aider les citoyens à monter en compétences », se souvient Benjamin Marteau, co-initiateur du projet et actuel directeur de la plate-forme. Ce service numérique 2.0 labellisé « start-up d’Etat » s’est constitué en groupement d’intérêt public, permettant à des partenaires publics et privés de s’associer au nom d’un intérêt général, comme ici, pour la formation du grand public aux nouvelles technologies. La structure intègre dans sa gouvernance des ministères (éducation nationale, enseignement supérieur et recherche, travail, agriculture), l’Université ouverte des humanités, le Centre national d’enseignement à distance, l’Agence nationale de la cohésion des territoires, celle de la sécurité des systèmes d’information et le Conservatoire national des arts et métiers, qui lancent les grandes orientations.

Gouvernance informelle

« Dans les faits, il existe une gouvernance informelle permettant aux utilisateurs de façonner continuellement Pix grâce à leurs 250 000 retours en ligne par an. Ces apports construisent notre feuille de route et illustrent la force de la multitude », explique Benjamin Marteau. L’équipe apporte les modifications suggérées, sous réserve qu’elles soient jugées utiles et conformes aux valeurs de la République. « On nous demande souvent, par exemple, d’ajouter des items dans les bonnes réponses possibles au test, ou de rendre plus intelligible un énoncé, ce que l’on ajuste après vérification. Et, quand il s’agit de contenus proposés à des mineurs, nous sommes tenus d’assurer un minimum de régulation », précise le directeur de Pix. Par ailleurs, le logiciel de la plate-forme est placé sous une licence ouverte, ce qui permet à tout un chacun de s’en servir pour créer des services du même type, comme le site Ecri +, qui vise à évaluer et à certifier des compétences en français écrit, ou BIMer, brevet d’initiation à la mer en ligne.

Il vous reste 28.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.