SFR veut redresser la barre en continuant à augmenter les prix

Sfr Prix


Virage sur l’aile pour SFR. L’opérateur au carré rouge a maintenant l’intention de miser non plus sur le volume de clients, mais sur la valeur : fini les promos à tout-va, l’heure est maintenant à la préservation des marges et à la hausse des prix.

Depuis quelques mois, les opérateurs ont enclenché une remontée des tarifs, qui passe par des augmentations de prix basiques (1 ou 2 € par-ci, par-là) et la réduction de certains avantages. Orange a par exemple lancé le bal avec la Livebox 7 qui réduit la durée du prix promotionnel des forfaits : elle passe de un an à six mois seulement. Tous les concurrents ont suivi derrière.

Tirer le maximum des abonnés

La course à l’échalote de ces dernières années, durant laquelle les opérateurs se battaient comme des chiffonniers pour recruter de nouveaux abonnés est manifestement terminée. En tout cas, SFR en est revenu. Mathieu Cocq, le patron de la filiale télécoms du groupe Altice, l’affirme aux Echos : « On a cessé de brader nos offres. On était au bout d’un modèle, il fallait inverser la tendance ».

SFR veut maintenant mettre le paquet sur la « valeur », ce qui signifie tirer davantage de revenus des abonnés existants. Quitte à limiter les recrutements de nouveaux clients, voire à essuyer une vraie saignée : sur le premier semestre, l’opérateur a perdu 235 000 abonnés mobiles et 41 000 sur l’internet fixe. Le chiffre d’affaire ainsi que les profits sont aussi dans le rouge…

Néanmoins, cette nouvelle stratégie commence à porter quelques fruits : le revenu moyen (ARPU) capté sur les nouveaux abonnés mobiles a augmenté de 4 euros (3 euros sur les abonnés fixe) au deuxième trimestre. « Moins recruter de clients certes mais mieux les garder, c’est économiquement vertueux », affirme le dirigeant. Ce qui passera aussi par l’amélioration de la qualité du service : l’image de SFR est notoirement mauvaise et pour redresser la barre il faudra des investissements sur le long terme. L’opérateur les a promis, mais regagner la confiance perdue est un marathon.

Source :

Les Échos



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