Google a discrètement remis à jour ses chiffres de répartition des versions d’Android, les premiers depuis décembre. Le podium réserve une surprise, et le petit dernier frôle la figuration.
Google ne publie plus de tableau de bord public régulier sur la répartition des versions d’Android depuis 2018. Les seules données officielles se nichent dans Android Studio, son environnement de développement, et une nouvelle fournée vient d’y apparaître à l’occasion de l’Android Dev Summit des 28 et 29 octobre. Elle recense les appareils actifs ayant contacté le Play Store sur une période de sept jours.
Android 16 prend enfin la tête
Android 16 équipe désormais 25,4 % des appareils, contre 7,5 % en décembre 2025, date de la précédente mise à jour de ces statistiques. À l’époque, Android 15 occupait encore la première place, avec 19,3 % du parc. La version lancée en juin 2025 prend désormais la tête, devant Android 14 (15,3 %) et Android 15 (14,7 %). Au total, 56,4 % des smartphones tournent sur Android 14 ou plus récent. Les chantiers engagés par Google pour accélérer les mises à jour, comme Treble et Mainline, qui rendent une partie du système indépendante des constructeurs, finissent par porter leurs fruits.
Android 17, disponible depuis le 16 juin, ne dépasse pas 1 % du parc après plus de quatre mois. Google a certes publié ses chiffres plus tôt dans le cycle que l’an passé. Android 16 avait bénéficié de près de six mois de déploiement avant la photographie de décembre 2025, contre quatre mois et demi pour son successeur aujourd’hui. Android 8.1, sorti en 2017, fait pourtant mieux, à 1,5 %.
Android 11, l’increvable qui embarrasse
Lancé en septembre 2020, Android 11 reste indéboulonnable et équipe encore 10,5 % des appareils actifs. Six ans après sa sortie, il devance Android 12 (9,6 %) et talonne Android 13 (11,8 %). Mises bout à bout, ces lignes signifient que plus de 30 % du parc tourne sur Android 13 ou une version plus ancienne.
Google a cessé le suivi d’Android 13 en mars 2026 : les appareils concernés ne reçoivent plus de correctifs de sa part, sauf geste de leur fabricant. Un smartphone sur dix fonctionne donc avec un système abandonné de longue date, exposé aux failles découvertes depuis. Depuis juin 2025, l’Union européenne impose pourtant aux constructeurs au moins cinq ans de mises à jour de sécurité après la fin de commercialisation d’un modèle. Cette obligation couvre les modèles récents, et laisse de côté le parc ancien déjà en circulation.
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Par : Opera
Source :
Android Authority