sur ce vélo électrique, tout est compact sauf le prix

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Le petit porteur de Winora s’attaque à la ville. La 3ème génération du Radius progresse sensiblement que ce soit au niveau de la motorisation comme de l’équipement. Mais son prix s’envole, lui aussi !

La troisième génération du vélo compact de Winora est disponible depuis quelques semaines et nous avons enfin pu l’essayer. Le petit porteur de la marque allemande s’est bâti une solide réputation, outre-Rhin notamment ou sa taille réduite combinée à ses capacités de portage ont séduit de nombreux utilisateurs. Mieux, le Radius a fait des petits avec plusieurs fabricants de VAE qui se sont inspirés de son design pour lancer leur propre vélo électrique compact.
Monté sur des roues de 20 pouces et équipé avec grand soin, le nouveau Radius de Winora se présente comme un mix parfait entre compacité, puissance et modularité. Ça, c’est sur le papier. Et dans la vraie vie ?

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Petit mais costaud

Le Radius n’est pas un VAE comme les autres. Son petit format et ses roues de 20 pouces pourraient le faire passer pour un vélo pliant. Il n’en est rien et c’est en se rapprochant de plus près que les doutes sont levés. Compact, bas et plutôt trapu, le Radius de Winora s’apparente davantage à un petit porteur, c’est-à-dire à un VAE de taille réduite mais doté de capacités de charge dignes d’un cargo (jusqu’à 130 kg dans son cas). Ce format assez confidentiel convient parfaitement pour les vélos d’appoint ou pour un usage essentiellement urbain.

Des dimensions compactes, un poids de VAE

Court sur roues avec ses 109 cm d’empattement, le Radius affiche une hauteur de cadre de 40 cm seulement. Ces dimensions taillées pour un petit appartement parisien cachent assez mal un autre aspect du vélo, son poids. Car s’il est plus ramassé qu’un VAE classique, le petit porteur de Winora n’est pas vraiment moins lourd. Ses 22,3 kg refroidiront plus d’un propriétaire souhaitant le porter dans les escaliers et ce d’autant plus que sa préhension n’a rien d’évident.

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© Le système de pliage du guidon rend le vélo plus facile à ranger.

Voilà la première incohérence d’un vélo prétendument urbain mais qui ne fait pas tout pour faciliter la vie de son pilote. C’est d’autant plus dommage que pour le reste, le Radius est un vélo assez malin dans sa conception et permet à l’utilisateur de réduire encore plus son encombrement. Selle et potence peuvent être rétractées. De même, grâce à un petit levier, le guidon peut être placé dans l’axe du cadre pour un rangement facilité. Winora aurait pu aller encore plus loin en dotant son VAE compact de pédales pliables, dommage.

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Pour le reste, le design est soigné, le look original et l’ensemble vraiment bien pensé à l’image de ce cadre qui multiplie les points d’attache… mais aussi les soudures bien apparentes. Celles-ci sont nécessaires sur un vélo aussi robuste, mais il faut bien concéder que certaines d’entre elles, à l’image de celle sur le tube supérieur, ne sont pas du meilleur effet. Qu’importe, sur le Radius, c’est le côté pratique qui doit être privilégié. Le triangle arrière, lui, donne un forte impression de robustesse et vient couvrir parfaitement le pneu Schwalbe Pick up de 2,4 de section. L’élément le plus plus visible, c’est le tube de selle qui vient traverser le cadre à la verticale et se démarque du reste par un coloris noir. Visuellement c’est très réussi.

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Richement doté… pour une addition salée

Petit vélo rime rarement avec bon équipement. Le Radius contredit fermement cette approche en proposant un matériel et des accessoires de grande qualité. Mention spéciale à la tige de selle télescopique qui facilite l’enjambement et qui permet aussi au vélo de changer de propriétaire très simplement. Côté freinage, c’est un sans faute avec des freins à disque hydrauliques (180mm) signés Shimano. C’est aussi l’accessoiriste japonais qui a été choisi pour la transmission (Nexus 5 vitesses). Même l’éclairage, très souvent le parent pauvre de l’équipement, est au niveau, c’est-à- dire si Winora a travaillé avec sérieux. Avec sérieux, certes, mais pas toujours avec cohérence. Ainsi après une dizaine de jours d’utilisation, on ne comprend toujours pas le choix du fabricant d’avoir opté pour un Selle Royal typée sport pour un VAE tout sauf sportif.

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Idem pour la transmission. Si le Nexus de Shimano n’est pas pris en défaut, il n’en demeure pas moins qu’une courroie aurait été nettement plus judicieuse pour un vélo essentiellement urbain.

Bosch rattrape le coup

Pour la partie électrique, en revanche, Winora n’a pris aucun risque en optant pour une motorisation Bosch et pour le passage au système intelligent de l’accessoiriste allemand. Concrètement, le Radius est équipé d’un moteur central Bosch Performance Line, soit le milieu de gamme de la marque. Celui-ci développe 75 Nm de couple, soit une valeur amplement suffisante pour l’usage auquel est destiné le petit porteur allemand.

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Pour épauler ce moteur, Winora a opté pour le bloc batterie de 500 Wh, qui s’intègre efficacement dans le tube diagonal et qui se retire via une trappe située en dessous. Le placement n’est pas idéal, mais il ne faut que quelques essais pour prendre le coup de main.

Sur le cintre, deux éléments complètent le Smart System. Sur la gauche, la LED Remote, autrement dit la petite gâchette qui permet de changer de mode d’assistance, mais aussi de naviguer dans les menus. Au centre, l’afficheur. Winora a opté pour un Intuvia 100, soit une version assez modeste de ce que propose Bosch dans son catalogue. Celui-ci fait largement l’affaire et permet d’avoir accès à l’essentiel des informations utiles, néanmoins, on ne peut s’empêcher de penser que compte tenu du prix du Radius, 4 000 euros tout de même, Winora aurait pu opter pour un Kiox.

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Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, l’assistance Bosch fait des merveilles sur ce petit Radius. L’aide du moteur est à la fois naturelle et progressive, surtout dans ce mode auto qui n’a toujours pas d’équivalent chez la concurrence. La complémentarité avec le système de vitesses Nexus de Shimano est évidente. Bien entendu, comme sur les autres VAE du marché, l’assistance moteur se coupe à 25 km/h, mais bonne nouvelle, malgré ses petites roues le Radius peut être poussé légèrement au-delà sans avoir à mouliner comme un hamster.

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Sur la route, le Radius ça donne quoi ?

La première chose qui étonne lorsqu’on enfourche le nouveau Radius, c’est la position de conduite, très droite certes mais avec un cintre particulièrement haut qui donne l’étrange impression de rouler sur un monocycle d’avant-guerre ou un vélo tout droit sorti du cirque Pinder. Il n’en est rien, bien entendu, et on trouve très facilement son équilibre après quelques virages, le temps de prendre la mesure de la direction.

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Dès lors, la conduite du Radius devient un jeu d’enfant et offre même un côté fun assez étonnant. C’est bien sûr en ville que le petit-porteur donne la pleine mesure de ses capacités, grâce à sa capacité à se faufiler facilement dans le trafic, tout en s’appuyant sur un moteur puissant et réactif. À ce sujet, le mode Turbo sur le Radius pourrait presque être vertigineux tant il propulse le vélo et son pilote. Idem sur les portions de descente ou la prise de vitesse peut donner quelques frayeurs, et pour cause aussi costaud soit-il, le Radius se contente de roues de 20 pouces. À plus de 30 km/h le guidon tremble légèrement sous le coup des aspérités de la route, ce qui rappelle immédiatement au propriétaire du vélo qu’il n’a pas opté pour un VTT.



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