suspicion de piratage de la plate-forme de streaming française

suspicion de piratage de la plate-forme de streaming française


Une base de données, présentée comme contenant les informations personnelles de tous les utilisateurs de Wakanim, une plate-forme de streaming d’anime française, a été mise en vente à la fin du mois d’août sur un site spécialisé dans la revente de données piratées. Le vendeur anonyme affirmait avoir piraté et détenir les données personnelles de 6,7 millions d’utilisateurs de la plate-forme, dont leurs adresses e-mail, numéros de téléphone, adresses postales et diverses informations techniques sur leurs comptes, mais pas leurs informations de paiement ou leurs mots de passe. Très populaire auprès des adolescents et des jeunes adultes, Wakanim n’a jamais communiqué son nombre d’utilisateurs.

Contactée par Le Monde, l’entreprise explique que le dossier est « en cours d’investigation », et affirme ne pas pouvoir évoquer le sujet pour des raisons légales. La Commission nationale informatique et libertés (CNIL), le gendarme de la vie privée en France, explique de son côté avoir « reçu une notification de violation de données sur le sujet », la formulation utilisée habituellement lorsqu’une entreprise pense avoir été victime d’un vol de données et contacte la commission. Cette notification est « en cours d’instruction » auprès des services de la CNIL.

En cas de vol de données avéré posant un « risque élevé » pour les utilisateurs, la loi française, comme la réglementation européenne, imposent aux entreprises concernées d’avertir les usagers ou clients concernés.

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Un faux site cherchant à piéger les clients de Wakanim

Vendredi 2 septembre, l’annonce proposant la base de données a été mise à jour, le vendeur affirmant avoir trouvé un client, au prix affiché mais « négociable » de 4 000 euros environ, à régler en cryptomonnaies. Trois jours plus tard, le 5 septembre, un internaute enregistrait un site Internet usurpant l’adresse du site officiel de Wakanim ; le 6, d’après un témoignage publié en ligne, des utilisateurs de la plate-forme ont reçu des SMS malveillants les dirigeant vers ce faux site, dans le but de leur dérober leur mot de passe et de prendre le contrôle de leur compte. L’administrateur de ce faux site a également créé au même moment ce qui semble être un autre site dédié à une escroquerie, cette fois à l’assurance-maladie, situé sur le même serveur d’une PME française proposant des hébergements Web.

Les informations permettant de se connecter à un compte d’une plate-forme comme Wakanim, Netflix ou autre sont souvent proposées à la vente sur des sites spécialisés, à bas prix, puisque ces comptes piratés ont généralement une durée de vie courte. Dans des cas plus rares, les pirates de comptes demandent le paiement d’une rançon pour « rendre » le compte à son utilisateur légitime.

Créée en 2009, Wakanim, installée à Roubaix, était l’une des premières sociétés à proposer des diffusions de dessins animés japonais en simulcast, c’est-à-dire en proposant un accès aux nouveaux épisodes en France en même temps qu’au Japon. Ces dernières années, l’entreprise avait obtenu l’exclusivité de diffusion des nouveaux épisodes de plusieurs séries majeures, dont L’Attaque des titans. Après une série de rachats et de mouvements de concentration dans le secteur, le service a fusionné en mars avec son concurrent français Crunchyroll et l’américain Funimation, lui-même filiale de Sony.

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