Taillé pour l’Europe. La nouvelle Ioniq 3 de Hyundai a été dévoilé en première mondiale lors de la Milan Design Week. Si elle a du style à revendre, elle a également quelques autres arguments qui pourraient en faire une des stars de cette fin d’année dans le marché de l’électrique.
Après Ioniq 5 (SUV électrique) et Ioniq 6, Hyundai a décidé de voir plus petit, mais surtout plus européen en dévoilant Ioniq 3, sa compacte électrique au design pour le moins audacieux.
Longue de 4,15 m (pour 1,8 m de large et 1,5 m de hauteur), cette Ioniq 3 s’inscrit complètement dans l’univers des compactes tant apprécié en Europe. Le constructeur coréen assume d’ailleurs tout à fait ce positionnement en délocalisant la production de sa petite dernière dans son usine d’Izmit, en Turquie.
Du style et des idées
Hyundai n’hésite pas à surprendre en matière de design et s’il y a bien quelques points communs avec la famille Ioniq (à commencer par les feux à pixels), il faut bien avouer que la Ioniq 3 nous a surtout impressionnés par sa sagesse. Est-ce à dire que le constructeur coréen est rentré dans le rang au moment d’imaginer sa compacte taillée pour le marché européen ? Le doute est permis, mais il n’empêche pas de souligner que le résultat final reste très agréable à l’œil et que si la Ioniq 3 est moins originale que ses aïeux, elle n’en reste pas moins esthétiquement réussie.
Hyundai a sans doute pris un certain plaisir à brouiller les codes entre petit SUV et compacte à hayon pour produire un modèle assez hybride dans son approche, mais qui parvient tout de même à concilier position de conduite relativement haute et coefficient de traînée intéressant avec un Cx mesuré à 0,26. Les jantes (de 16 à 19 pouces) contribuent notamment dans leur version la plus musclée à donner un petit look sportif qui n’est pas désagréable, loin de là, surtout dans la déclinaison N de la Ioniq 3.
Dans l’habitacle, Hyundai a surtout souhaité se démarquer des compactes parfois étriquées de ses concurrents en misant sur un empattement généreux (2,65 m) et une ambiance à bord très détendue. La praticité et l’habitabilité se retrouvent jusqu’au coffre (441 L, dont une megabox de 114 L qui contient bien plus que les câbles de recharge).
Près de 500 km d’autonomie
Bien qu’il soit l’un des précurseurs de la technologie 800 V, c’est sur sa plateforme 400 V, l’eGMP que Hyundai a choisi de bâtir ce Ioniq 3. Ce choix, économique bien entendu, permettra de positionner la compact sur un tarif plus accessible que les Ioniq 5 et 6, sans doute à des hauteurs plus proches de celles proposées par son Kona.
Cette approche très raisonnée se retrouve également sur la partie technique, à commencer par la batterie. Ioniq 3 sera disponible en deux niveaux de batteries : 42,2 kWh (batterie standard) et 61 kWh (batterie longue autonomie) pour des autonomies respectives de 335 et 496 km d’autonomie. En ce qui concerne la recharge, le constructeur ne communique pas encore sur des données de puissance et préfère mettre en avant des temps de recharge de l’ordre de la demi-heure pour le fameux 10 à 80 % de batterie. Dans tous les cas, la consommation est une donnée assez solide chez Hyundai, l’un des constructeurs auto les plus fiables en la matière. Ici la Ioniq 3 est donnée pour des consommations allant de 13,8 kWh/100 km à 14,2 kWh/100 km (WLTP).
Côté moteur, il y aura aussi un choix à faire entre deux motorisations relativement proches (100 kW, soit 136 ch) ou 108 kW (soit 147 ch), pour un couple de 250 Nm. En termes de performances, ça se traduit par un 0 à 100 km/h allant de 9 secondes (batterie standard) à 9,6 secondes (pour la version plus lourde de 61 kWh).
Hyundai accueille Android à bord
La nouveauté principale dans l’habitacle est à retrouver du côté de l’écran d’infodivertissement (12,9 ou 14,6 pouces selon le niveau de finition). On y aperçoit, pour la première fois en Europe, le nouvel OS Pleos Connect basé sur Android Automotive, le système d’exploitation automobile de Google.
Du côté des aides à la conduite, c’est certes classique mais aussi très sérieux avec une conduite autonome de niveau 2 sur autoroute, mais aussi le catalogue complet des assistances au stationnement, y compris sur les fonctions de mémorisation ou sur le système d’affichage des angles morts, incontournable chez le Coréen.
La nouvelle Ioniq 3 devrait être commercialisée dès les prochaines semaines. Son arrivée sur les routes est prévue à l’automne. Pour l’instant la seule indication concernant son prix tient dans une promesse : “Il y aura une version disponible à moins de 30 000 euros”.
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