C’est un ancien artiste lumière de Naughty Dog, Gabriel Betancourt, qui a jeté une bombe lors d’un entretien dans le podcast Kiwi Talkz. Il y dévoile une conversation pour le moins surprenante avec Neil Druckmann, le cerveau derrière la licence culte. Cette discussion, qui remonte à plusieurs années, ouvre une brèche béante dans le lore que des millions de joueurs pensaient immuable. Le postulat de départ, celui d’une adolescente unique au monde, porteuse du seul espoir pour l’humanité, pourrait n’être qu’une partie de l’équation.
Qu’est-ce que cette conversation explosive révèle exactement ?
Gabriel Betancourt se souvient que Neil Druckmann lui aurait confié qu’Ellie n’était pas un cas isolé. Le créateur aurait évoqué « plusieurs personnes » partageant cette particularité et même l’existence d’une « véritable communauté de ce genre de personnes ». Une colonie d’immunisés, cachée quelque part dans les ruines de l’Amérique.
Druckmann aurait même précisé son intention de raconter une « histoire plus nuancée », avec « plusieurs personnages » pour explorer cette facette inédite de son univers post-apocalyptique. Une ambition narrative qui, si elle se concrétisait, changerait radicalement la donne.
En quoi cette idée pulvérise-t-elle le cœur narratif du premier jeu ?
C’est toute la portée du sacrifice de Joel qui est remise en question. Le dilemme final, ce choix déchirant entre sauver Ellie ou offrir un vaccin à l’humanité, tire sa puissance dramatique du fait qu’elle est présentée comme l’unique chance pour le monde. Si d’autres porteurs d’une potentielle cure existent, alors le massacre des Lucioles par Joel perd une grande partie de son poids tragique. L’acte devient moins celui d’un sauveur égoïste que celui d’un homme qui, sans le savoir, a peut-être simplement retardé l’échéance.
Betancourt lui-même l’admet : « le pilier de l’histoire était qu’Ellie soit la seule ». C’est le socle moral du jeu qui vacille. L’idée d’une immunité partagée, bien que biologiquement plus plausible comme l’a suggéré la série HBO, dilue l’impact émotionnel et la singularité qui rendaient The Last of Us si spécial.
Faut-il vraiment s’attendre à voir cette communauté dans une suite ?
Cette conversation date de près d’une décennie. Gabriel Betancourt n’est plus chez Naughty Dog depuis longtemps et les plans créatifs ont une fâcheuse tendance à évoluer. Il est tout à fait possible que cette idée ait été abandonnée, jugée trop disruptive pour la cohérence de la saga.
Pourtant, Neil Druckmann n’a jamais caché qu’il sentait qu’il restait « encore un chapitre à raconter ». Les récents indices qu’il a disséminés, notamment via de vieux croquis, alimentent les spéculations. L’intégration de cette « congrégation » d’immunisés pourrait être le pivot narratif parfait pour un troisième opus, forçant Ellie à confronter le fait qu’elle n’a jamais été aussi unique qu’elle, et surtout Joel, le croyaient.
Foire Aux Questions (FAQ)
The Last of Us Part 3 est-il officiellement confirmé ?
Non, le jeu n’a pas été officiellement annoncé par Naughty Dog ou Sony. Cependant, Neil Druckmann a plusieurs fois évoqué l’existence d’un concept et a affirmé qu’il restait « un chapitre » à l’histoire, ce qui laisse la porte grande ouverte à une suite.
Qui est Gabriel Betancourt, la source de cette révélation ?
Gabriel Betancourt est un ancien artiste lumière (Senior Lighting Artist) qui a travaillé chez Naughty Dog sur des titres majeurs comme The Last of Us et son DLC, Left Behind. Il a quitté le studio il y a plusieurs années.
Cette révélation contredit-elle les jeux existants ?
Pas directement. Les deux premiers jeux n’affirment jamais explicitement qu’il est impossible que d’autres personnes immunisées existent. L’intrigue se concentre simplement sur Ellie car elle est la seule personne immunisée que les personnages principaux, et donc les joueurs, connaissent.
