Hyundai dévoile la Ioniq V, une berline électrique au style pour le moins spectaculaire. Avec ses 600 km d’autonomie et son habitacle faisant la part belle au numérique, la coréenne compte tailler des croupières à la Tesla Model 3.
C’est une règle généralement incontournable : il faut attendre plusieurs mois, voire plusieurs années avant de voir un concept déboucher sur un modèle de série. L’adaptation de certains détails à la production industrielle et aux normes en découlant est en effet nécessaire. Plusieurs marques choisissent néanmoins une procédure accélérée pour surprendre. C’est le cas de Hyundai, qui a présenté la nouvelle Ioniq V au Salon de l’automobile de Pékin. Inutile d’y aller par quatre chemins, la berline électrique est le résultat réel de la spectaculaire étude de style Venus.
Un concept-car pour la route : Hyundai conserve le look radical de la Venus
Et disons immédiatement les termes : pour son passage à la série, le concept n’a nullement perdu de sa superbe ! La silhouette monovolume a ainsi été conservée, tout comme les feux en T fins comme des sabres. Naturellement ajoutées sur le modèle de série, les optiques chargées de l’éclairage principal sont situées en partie inférieure, logées dans la calandre. En plus d’optimiser l’aérodynamisme, le capot plongeant placé dans l’alignement du pare-brise donne aussi à la Ioniq V un style reconnaissable entre mille.
Le profil se caractérise par des volumes de carrosserie assez plats dynamisés par des arêtes. Les poignées de portes sont semi-affleurantes, les modèles intégralement rétractables étant interdits en Chine dès l’année prochaine. La poupe est fuyante, termine sur des feux là encore affinés et meurt sur un imposant bouclier. Baigné d’écrans, l’habitacle adopte une architecture pour le moins originale arrangée sur plusieurs étages. Une grande tablette de 27 pouces domine l’intérieur et s’étend du centre au passager avant.
27 pouces d’écran et zéro bouton : le pari fou de l’habitacle tout-numérique
Le conducteur, lui, n’a plus d’afficheur face à lui. Toutes les informations de conduite sont rangées dans un affichage tête-haute. Exception faite des contreportes et du volant, les commandes physiques ont complètement disparu. De quoi donner le vertige à certains clients, même si Hyundai assure que les acheteurs les plus jeunes n’ont pas peur du tout-numérique. Et, disons-le nous, les voitures vendues en Chine n’ont clairement pas la même philosophie intérieure que les modèles européens. Il semblerait que plus il y a d’écrans, mieux c’est !
Jusqu’à 600 km d’autonomie et une batterie signée CATL
Sous la carrosserie en tout cas, la Ioniq V avance de belles spécifications. Les détails les plus précis concernant la technique n’ont pas été annoncés, mais Hyundai dit viser une autonomie de 600 km sur le cycle chinois CLTC. Cela représenterait entre 450 et 500 km sur notre norme WLTP. Une valeur honnête, mais qui n’a rien de remarquable pour la berline équipée d’une batterie fournie par CATL. Son architecture et ses performances de recharge n’ont pas été communiquées. La nouvelle Hyundai Ioniq V ne sera vendue qu’en Chine.

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